Mutuelles santé connectées : un tarif en fonction de votre activité physique !

Publié par le 1 avril 2016

Après les assurances auto en « pay how you drive » (payez comme vous conduisez), les premières mutuelles en « pay how you move » (payez comme vous bougez) arrivent sur le marché français. Le nombre de pas que vous faites dans la journée, et bientôt ce que vous mangerez ou le nombre de cigarettes que vous fumerez, détermine le prix de votre mutuelle. Vous êtes sous surveillance !

Mutuelles santé connectées : un tarif en fonction de votre activité physique !

L'an passé, le marché de l'assurance a vu apparaître les premières offres d'assurance auto connectée dont le principe est d'adapter le tarif en fonction de votre comportement au volant. Grâce à un boîtier « mouchard » installé dans le véhicule - qui analyse la vitesse, les périodes de conduite, la façon de prendre les virages ou de freiner - l'automobiliste prudent peut espérer tous les mois jusqu'à 50 % de remise sur sa cotisation. Un système pour lequel les Français avaient émis des réserves, ils étaient 57,2 % à préférer continuer à payer le même prix tout en restant libres dans leur conduite (chiffres sondage Hyperassur novembre 2015).

Des remises à partir de 10 000 pas par jour

Quel accueil vont-ils alors réserver à ces nouvelles mutuelles « pay how you move » dont le principe est équivalent ? Il s'agira en effet de porter un bracelet connecté qui mesurera dans un premier temps votre activité physique et ajustera les cotisations en fonction, jusqu'à 30 % de rabais.

Se basant sur les recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui préconise 10 000 pas par jour, les assurés pourront obtenir une remise dès qu'ils dépasseront ce cap et même des remboursements plus importants notamment en optique en en dentaire. En-deçà, aucune pénalité n'est prévue mais ils devront s'acquitter du plein tarif.

Pour les mutuelles qui s'essayent à ce nouveau système de tarification dit « de responsabilisation » et qui ont choisi le 1er avril pour l'annoncer, il s'agit d'améliorer la santé des Français tout en personnalisant davantage les contrats.

Certaines n'excluent pas d'axer davantage le système sur l'hygiène de vie et pourquoi pas d'obliger les assurés à noter la nature de leur repas, s'ils boivent de l'alcool de préciser les quantités, voire même le nombre de cigarettes pour les fumeurs. Affaire à suivre…