Nancy: un dentiste poursuivi par l'assurance-maladie

Publié par le 25 mars 2010 Nancy: un dentiste poursuivi par l'assurance-maladie

Un jeune dentiste de la périphérie de Nancy est poursuivi par la Sécurité sociale qui lui reproche de mal soigner ses patients, de leur poser systématiquement des couronnes et de faire des dépassements d'honoraires quatre fois supérieur à la moyenne.

"Si la dent est vivante, il la dévitalise, il la mutile", a expliqué le dentiste-conseil de la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) hier, lors d'une audience devant la section des affaires de Sécurité sociale de l'Ordre des dentistes, où le praticien devait s'expliquer.

La CPAM réclame 91.000 euros de remboursement au dentiste à qui elle reproche en outre de ne pas soigner une carie avant de poser une couronne, ou de faire "dix traitements sur quatre dents en 20 minutes", selon le dentiste-conseil qui a examiné une trentaine de patients du dentiste,

"Sur le fond, mon client fait un certain mea culpa", a reconnu l'avocat du dentiste, Me Laurent Delprat. "Mais dès le début du contrôle, il a changé ses pratiques, s'est perfectionné", a-t-il insisté.

La CPAM avait été alertée par un organisme de mutuelle qui s'inquiétait que le spécialiste pose quatre fois plus de prothèses que ses collègues et reçoive 18 fois plus de patients bénéficiant de la couverture maladie universelle (CMU) que la moyenne.

"Son dépassement d'honoraires est quatre fois supérieur à la moyenne régionale. En 2005, le chiffre d'affaires de son cabinet était le double de la moyenne lorraine et en 2006, il avait augmenté de 65% par rapport à l'année précédente", a en outre dénoncé à l'audience la CPAM qui soupçonne le dentiste d'avoir été pressé de rembourser le cabinet qu'il avait racheté à sa sortie de la faculté, en 2004. La décision a été mise en délibéré à un mois.

 


Un jeune dentiste de la périphérie de Nancy est poursuivi par la Sécurité sociale qui lui reproche de mal soigner ses patients, de leur poser systématiquement des couronnes et de faire des dépassements d'honoraires quatre fois supérieur à la moyenne.


"Si la dent est vivante, il la dévitalise, il la mutile", a expliqué le dentiste-conseil de la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) hier, lors d'une audience devant la section des affaires de Sécurité sociale de l'Ordre des dentistes, où le praticien devait s'expliquer.

La CPAM réclame 91.000 euros de remboursement au dentiste à qui elle reproche en outre de ne pas soigner une carie avant de poser une couronne, ou de faire "dix traitements sur quatre dents en 20 minutes", selon le dentiste-conseil qui a examiné une trentaine de patients du dentiste,

"Sur le fond, mon client fait un certain mea culpa", a reconnu l'avocat du dentiste, Me Laurent Delprat. "Mais dès le début du contrôle, il a changé ses pratiques, s'est perfectionné", a-t-il insisté.

La CPAM avait été alertée par un organisme de mutuelle qui s'inquiétait que le spécialiste pose quatre fois plus de prothèses que ses collègues et reçoive 18 fois plus de patients bénéficiant de la couverture maladie universelle (CMU) que la moyenne.

"Son dépassement d'honoraires est quatre fois supérieur à la moyenne régionale. En 2005, le chiffre d'affaires de son cabinet était le double de la moyenne lorraine et en 2006, il avait augmenté de 65% par rapport à l'année précédente", a en outre dénoncé à l'audience la CPAM qui soupçonne le dentiste d'avoir été pressé de rembourser le cabinet qu'il avait racheté à sa sortie de la faculté, en 2004. La décision a été mise en délibéré à un mois.