Phytothérapie : comment être mieux remboursé ?

Publié par le 2 décembre 2015

Si vous souhaitez essayer la phytothérapie comme environ un français sur dix, une discipline très en vogue en ce moment et bien aidée par le mouvement « bio », il convient d'abord de vous poser la question des remboursements. Entre la sécurité sociale et les mutuelles, comment être bien remboursé de ses frais de phytothérapie ?

Phytothérapie : comment être mieux remboursé ?

Phytothérapie et remboursement : tout réside dans le choix d'une mutuelle

Avant toute chose, vous devez savoir que vous ne pourrez compter que sur votre mutuelle pour obtenir un éventuel remboursement de vos dépenses en phytothérapie. En effet, la sécurité sociale ne tient pas compte de la phytothérapie qui est une médecine non-conventionnelle, et donc ne prendra en charge aucun frais lié à cette discipline. La consultation d'un phytothérapeute n'est donc aucunement remboursée par votre CPAM, pas plus que les plantes ou compléments alimentaires apparentés à la phytothérapie qui sont la plupart du temps disponibles sans ordonnance dans les pharmacies, voire même dans la grande distribution ou les magasins spécialisés.

Pour les adeptes de cette médecine naturelle et du « bien-être » par les plantes qu'elle revendique, il n'y a guère que du côté des mutuelles que l'on peut espérer un coup de pouce, plus qu'un remboursement. Bien entendu, les mutuelles sont sensibles à la volonté de mieux se soigner, ou de se soigner de façon plus naturelle, de leurs adhérents. C'est pourquoi elles proposent bien souvent dans les contrats haut de gamme une forme de prise en charge des médecines dites « douces ». Mais celle-ci n'est que partielle, au mieux vous pourrez espérer une forfait annuel d'environ 200 €, un forfait d'environ 40 € par séances (nombre limité de séances dans l'année) ou encore un remboursement à 100 % de quelques séances dans l'année. A noter qu'il s'agit d'exemples extraits de contrats présents dans la comparaison mutuelle santé de Hyperassur.

Attention, il vous faudra être attentif aux disciplines comprises dans ces forfaits « médecine douce » car la phytothérapie n'est pas toujours présente et brille le plus souvent par son absence. Homéopathie, ostéopathie, acupuncture sont les pratiques qui sont le plus considérées par les complémentaires santé et malheureusement la phytothérapie n'est présente qu'en faible proportion dans les contrats.

La solution des médecins-phytothérapeutes

Mais tout n'est pas perdu pour ceux qui apprécient les bienfaits de la phytothérapie sur leur santé. En effet, de nombreux médecins généralistes proposent une spécialisation en phytothérapie, spécialisation non reconnue par l'ordre des médecins mais validée par une formation spécifique ouverte à tout le monde. Si vous consultez un médecin généraliste, qui tentera peut-être une approche par les plantes pour soigner votre pathologie, dans le cadre du parcours de soins coordonnée sa consultation vous sera remboursée à 70 % sur la base de 23 €, soit 15,10 € (moins 1 € de participation forfaitaire). Et si vous disposez d'une mutuelle qui prend en charge 100 % des soins de ville (service de base de la plupart des mutuelles), vous n'aurez rien à débourser (seulement la participation forfaitaire de 1 €) car le reste à charge ou ticket modérateur sera assuré par la mutuelle.

Mieux comprendre la phytothérapie

La phytothérapie : définition

Traduite du Grec par « soigner par les plantes », la phytothérapie fait appel à un savoir souvent millénaire, empirique (les effets d'une plante sont connus suite à des expériences) et largement diffusé par la culture orale. Souvent apparentée à l'herboristerie ou à la naturopathie, la phytothérapie puise dans les végétaux les principes actifs - et non les huiles essentielles comme le fait l'aromathérapie avec laquelle on la confond souvent (pour en savoir plus sur les bienfaits de l'aromathérapie) - afin de proposer des solutions thérapeutiques plus douces et plus naturelles que les médicaments industriels

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La tendance générale de retour au naturel, et parfois de certains remèdes de grand mère, avec un rejet des produits chimiques favorise le retour en grâce de la phytothérapie. Pour autant, les grands laboratoires pharmaceutiques, poussés par les tendances mais aussi par l'OMS qui s'inquiète des questions environnementales, s'intéressent de près à la médecine par les plantes. Médecins et pouvoirs politiques s'emparent aussi du sujet afin d'imaginer un cadre et pourquoi pas une formation officiellement reconnue.

La phytothérapie : pour quels maux ?

En complément de certains traitements ou en remplacement de certaines substances dans les médicaments, la phytothérapie peut être une aide à la guérison, participe à réduire les effets secondaires et peut éviter la surconsommation de médicaments. Elle peut s'avérer très utile dans le cadre d'un traitement contre :

  • les petits maux du quotidien (baisse de tonus, fatigue, rhume, allergies) en renforçant les défenses naturelles ou en offrant une barrière naturelle plus solide
  • les petits maux de l'esprit (stress, anxiété, déprime passagère) en favorisant la relaxation
  • les troubles du sommeil (endormissement difficile, insomnie)
  • les troubles digestifs (diarrhée, constipation, brûlures)
  • les maux féminins (règles douloureuses, gène urinaire, jambes lourdes)
  • les douleurs musculaires et articulaires en limitant notamment la prise d'anti-douleurs ou d'anti-inflammatoires

Les précautions à prendre

En raison de son manque d'encadrement par la médecine traditionnelle et de la distribution chaotique des soins de phytothérapie (pharmacies, grandes surfaces, enseignes spécialisées), l'automédication est une caractéristique majeure de la phytothérapie. Et on le sait ses dangers sont nombreux, d'autant que certaines plantes, utilisées en interaction, en surdose ou en complément de certains médicaments, peuvent être de légèrement toxiques à très dangereuses.

C'est pourquoi les mélanges, poudres, tisanes, pommades, gélules, compléments alimentaires et tous les dérivés à base de plantes doivent être achetés en pharmacies. Non seulement vous avez l'assurance d'acheter un produit autorisé et parfaitement aux normes et vous profitez du savoir-faire du pharmacien qui jouit d'une formation médicale. Privilégiez aussi les consultations chez un médecin généraliste, phytothérapeute ou non, avant d'engager un quelconque traitement de phytothérapie, car il pourrait être contre-indiqué pour voter pathologie ou alors insuffisant si vous souffrez d'un mal plus grave. Pour en savoir plus sur les effets de la phytothérapie