Prendre soin de sa santé grâce aux nouvelles technologies

Publié par le 2 juin 2015

Prendre soin de notre santé est pour beaucoup une préoccupation de tous les jours. Pour nous aider à améliorer notre forme physique, des objets connectés débarquent dans notre quotidien. Quelles sont ces nouvelles technologies qui mesurent le bien-être et la santé ?

Prendre soin de sa santé grâce aux nouvelles technologies

Le Quantified Self, de quoi s'agit-il ?

Un bracelet qui mesure le nombre de pas que vous avez fait dans une journée, le nombre d'heures de sommeil ou le rythme de votre cœur ; un body pour bébé qui surveille sa respiration, son rythme cardiaque et sa température. Le quantified self ou « automesure » permet à chacun d'évaluer et d'enregistrer ses moindres mouvements, les variations de son poids, les battements de son cœur ou la qualité de son sommeil.

Cette démarche repose sur trois dispositifs, qui s'interconnectent : objets connectés, des applications mobiles ou des sites Web. L'objectif étant d'inciter les utilisateurs à avoir des comportements plus sains. Le quantified self pourrait également permettre de prévenir et prédire l'apparition de maladies grâce à un gros volume de données, qui fonctionnent comme autant de signaux d'alerte.

La santé connectée en France

Selon un sondage commandé par Le Figaro, 72 % des patients et 81 % des médecins se disent persuadés que la santé connectée est «une opportunité pour la qualité des soins». L'institut GfK estime que 2 milliards d'objets connectés seront vendus entre 2015 et 2020.
Selon ce même sondage, les Français commencent à se familiariser avec cet univers connecté. La moitié d'entre eux fait la différence entre dispositif médical et appareil grand public. Ils sont 29 % à utiliser régulièrement des objets connectés courants, comme la balance ou les applications sportives sur smartphone.

Quelles en sont les limites ?

Les objets de santé connectée posent d'importantes questions quant au respect de la vie privée et de la protection des données. Nombre d'usagers, dans l'esprit de partage qui est celui du quantified self, donnent accès à leurs données via leur compte Facebook, par exemple. Elles font alors partie de ce que l'on appelle le « big data », la masse des données personnelles disponibles sur Internet. Le risque est que ces données soient exploitées pour des fins commerciales.
Par ailleurs, ces dispositifs soulèvent la question de leur fiabilité. Il est important de se demander qui se cache derrière l'application santé en question et ne pas substituer cet outil à l'avis d'un expert médical.