Pilule de contraception : des experts critiquent l'alerte française du début d'année

Publié par le 17 avril 2013

Les pilules de 3ème et 4ème générations n'ont pas fini de faire parler d'elles. Le 16 avril, des spécialistes européens et nord-américains de la contraception se sont insurgés contre l'alerte du début d'année concernant la dangerosité de ces pilules en France.

Pilule de contraception : des experts critiquent l'alerte française du début d'année
Rappelez-vous, les pilules de 3ème et 4ème générations avaient créé la polémique en début d'année  à cause du risque de thrombose (caillots de sang) augmenté par leur consommation. Certains experts expliquent que cette alerte n'avait pas lieu d'être, et qu'elle aurait porté préjudice aux français et notamment aux femmes. Les 26 spécialistes en gynécologie, obstétrique et contraception critiquent fermement la position des autorités sanitaires françaises dans le « journal of Family Planning and Reproductive Health Care », revue britanique appartenant au groupe « British Medical Journal ».

Des études incomplètes ?

Leurs arguments sont simples : d'après eux, le risque de mort d'un accident thromboembolique veineux à cause de la consommation d'une de ces pilules est aussi faible que pour une femme pratiquant une activité aussi anodine que le cyclisme. Ils regrettent également que les études réalisées en amont de l'alerte n'aient été trop brèves et controversés, et demandent « études prospectives, bien contrôlées et additionnelles ».
Plutôt que d'alerter la population sur leur dangerosité « non avérée » et de dérembourser les pilules de 3 et 4èmes générations, les spécialistes estiment plus important de ne pas prescrire ces contraceptifs aux femmes ayant d'ores et déjà des risques de thrombose. Ces dernières doivent simplement être conseillées et redirigées vers d'autres pilules ne présentant pas ces risques.