Sécu / Mutuelle : Pourquoi certains départements boudent encore les génériques

Publié par le 27 octobre 2010

En France, le taux de médicaments génériques délivrés est de 78% en moyenne. Néanmoins, certains départements sont à la traîne, comme celui des Hauts de Seine indique aujourd'hui Le Parisien.

Sécu / Mutuelle : Pourquoi certains départements boudent encore les génériques

Selon la Caisse primaire d'assurance maladie du 92, les personnes âgées sont les patients les plus réfractaires aux médicaments équivalents aux princeps (médicament de marque), et dans une moindre mesure les bénéficiaires de la CMU et les femmes.

« Les personnes âgées sont souvent réticentes, parce qu'elles confondent les médicaments. Et par crainte de l'erreur, les médecins leur prescrivent encore souvent le médicament d'origine », explique un pharmacien d'une officine des Hauts de Seine. « Tous publics confondus, il y a des gens qui ont peur d'avoir des réactions allergiques, constate-t-on ». La preuve avec ce couple de personnes âgées, qui ne cache pas sa méfiance : « J'utilise souvent de la crème Biafine, j'ai essayé la forme générique, ça n'a pas du tout eu le même effet. Même chose pour les médicaments contre mes douleurs de dos », assure le monsieur.

Courrier d'information aux assurés

Pour tenter d'améliorer le taux de prise de génériques, la CPAM 92 enverra bientôt un courrier d'information aux 8000 assurés du département pour bien leur rappeler que les principes actifs des génériques sont strictement les mêmes que ceux des médicaments de marque, qu'ils sont moins chers et qu'ils permettent donc à l'assurance maladie de réaliser des économies.

Face à l'augmentation des dépenses liées aux remboursements de médicaments, il est facile de comprendre que l'utilisation des génériques est un objectif important...