Sondage : les Français très attachés à leur système de santé collectif

Publié par le 2 avril 2010

Selon un sondage en ligne réalisé par l'institut LH2 et le Comité interassociatif sur la santé (Ciss), une grande majorité des personnes interrogées souhaitent privilégier un financement collectif plutôt qu'individuel de l'Assurance maladie.

Sondage : les Français très attachés à leur système de santé collectif

Les Français sont solidaires, et très attachés à leur système de santé.  C'est ce qui ressort de la consultation en ligne « Santé solidaire en danger ? », menée entre le 16 novembre 2009 et le 31 janvier 2010 auprès de 4219 personnes.

Depuis des années, le creusement des déficits de la Sécurité Sociale contraint le gouvernement à prendre des mesures, quitte à laisser une plus grande partie des dépenses de santé à la charge des complémentaires, donc à la charge des assurés sociaux.  Face à se désengagement, près de 80 % des répondants au sondage constatent une augmentation du coût des assurances complémentaires santé, ce qui peut même faire envisager chez certains la baisse du niveau de couverture ou la recherche d'un contrat moins cher. Ils sont d'ailleurs 86% à refuser un rôle décroissant de l'assurance maladie.

Il faut noter que la grande majorité des répondants envisagent les dépenses de santé non pas comme un fardeau pour la collectivité, mais comme un investissement positif pour la société : à leurs yeux l'enjeu ne porte pas sur leur réduction mais sur leurs sources de financement. Ainsi, 68 % des français se prononcent pour un financement collectif de la santé. Ils ne sont que 14 % à opter pour un financement individuel.

Des attentes en matière de gestion et d'organisation du système de santé

Les personnes interrogées jugent trop inégale la répartition des professionnels et structures de santé sur le territoire.

La coordination des soins n'est pas non plus jugée optimale, surtout entre médecine de ville et hospitalière (seuls 56 % se jugent bien orientés dans ce contexte).

Pour optimiser le système, et alors que la France connaît un problème de démographie médicale, trois quarts des répondants (et 81 % à la campagne) sont favorables au fait de limiter la liberté d'installation des médecins. La même proportion est par ailleurs favorable au fait d'encadrer davantage leur rémunération.