Après la voiture sans chauffeur, pourquoi pas les avions autonomes ?

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Alors que les développements pour la voiture autonome se poursuivent, la question se pose au sujet des avions sans pilote. Si ce scénario permettrait aux compagnies aériennes de réduire leurs coûts à hauteur de 35 milliards de dollars par année, seuls 17% des passagers déclarent être prêts à embarquer dans un avion autonome, selon une étude réalisée par UBS.

La banque UBS vient de publier les résultats d’une enquête effectuée auprès de 8000 personnes, portant sur leur opinion concernant le développement d’avions autonomes. En effet, selon l’UBS, de nombreuses avancées techniques et technologiques permettraient, d’ici 2025, de faire fonctionner de tels appareils. certains grands constructeurs comme Boeing sont par ailleurs déjà en train de tester leurs appareils.
UBS présente le nombre d’avantages qu’apporteraient les avions sans pilotes : moins d’erreurs humaines, un équipage moins fatigué et ainsi moins d’accidents grâce à une sécurité améliorée. De même, les compagnies pourraient se passer des pilotes et économiser sur les salaires, les coûts de formation et les primes d’assurance. Au total : 35 milliards de dollars seraient économisés chaque année.

On ne sait pas encore si cette baisse de coût pourrait se répercuter sur les prix des billets. Pour de nombreuses compagnies, une telle initiative leur permettrait concrètement d’engranger des bénéfices importants, à l’image de China Eastern, Thai Airways et easyJet, dont l’EBIT augmenterait de 70% à 90%.

Les premiers tests dès 2018

Grâce au développement de nouvelles techniques et technologies déjà testées par certains grands acteurs de l’aviation, les premiers avions sans pilotes pourraient décoller dès 2025. Toutefois, comme le démontre l’étude d’UBS, les passagers ne sont pas enclins à sauter le pas si vite.
Les résultats montrent que seuls 17% des personnes interrogées seraient d’accord de grimper à bord d’un avion sans pilote. Les personnes étant contre cette idée sont au nombre de 54%. La population âgée entre 18 et 34 ans est moins frileuse, avec 30% de réponses positives. En attendant, des obstacles sont encore à franchir. Il faudra en effet convaincre les régulateurs sur l’un des enjeux crucial de ce projet, à savoir la sécurité aérienne.

Pour Boeing, qui espère tester ses premiers appareils dès 2018, il y a encore du pain sur la planche, tant au niveau des algorithmes que des contraintes réglementaires.

 

Olivier c’est un peu le « Monsieur technique » de la rédaction. Tous les objets roulants (les non roulants aussi !) n’ont aucun secret pour lui. Quand il s’agit d’expliquer pourquoi un contrat ou une garantie convient le mieux à tel ou tel véhicule, c’est à lui qu’on fait appel. Il est aussi une référence de la protection de votre habitation.

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