En cas d’accident, sortez vos smartphones (mais pas pour prendre des photos !)

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Un constat amélioré

Nécessaire en cas d’accrochage entre deux voitures, le constat indique les circonstances précises de l’accident grâce à une demande de renseignement et un croquis. Cependant de nombreux automobilistes ne possèdent pas le précieux papier dans leur habitacle et il est courant que les croquis ne soient pas suffisants pour départager la responsabilité dans certains sinistres. Le papier indique aussi la marche à suivre pour la prise en charge par les assurances. Il doit être rempli en double et transmis aux assureurs respectifs sous 5 jours ouvrés après l’incident. A la suite de quoi, les délais d’attente avant le remboursement sont très longs.

C’est pourquoi le Groupement des entreprises mutuelles d’assurances (GEMA) et la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) sont en train de développer le constat électronique sous a forme d’une application mobile. L’application sera disponible gratuitement sur tous les smartphones dans l’Apple Store et l’Android Market. Simple d’utilisation, elle permettra à l’assuré de renseigner ses paramètres personnels à son téléchargement et proposera de remplir les informations suivant des étapes rapides et claires, exactement comme un constat classique.

Convaincre les automobilistes

Sur le principe, le e-constat est une excellente idée. Pour l’assureur, elle permet de vraies économies financières grâce à la baisse de consommation de papier et à une gestion des flux simplifiée. Pour l’assuré, cette dématérialisation signifie une réduction des délais d’attente avant la prise en charge par un garage et le remboursement. De plus, l’utilisation du smartphone permet la prise de photos à joindre à l’assureur. Cela permettra de réduire significativement le taux de désaccords entre les déclarations lors d’accidents.

Cependant, la GEMA et la FFSA anticipent une grande rigidité de la part des automobilistes. En effet, le seul autre pays qui a lancé le constat sur smartphone, les Pays Bas, montre à peine 5 % d’utilisation. Pour garantir le succès du système, il faudra convaincre les conducteurs que le e-constat a autant de valeur et d’autorité qu’un constat papier.

Et vous, serez-vous prêt à faire confiance au constat électronique ?

Laurence est une journaliste expérimentée, particulièrement pointue dans tous les sujets de consommation et de droit pratique. Elle est notamment l’auteure de titres de référence L’Assurance pour les Nuls, Créer sa boîte pour les Nuls, Préparer sa retraite pour les Nuls (Editions First).

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