Radars : en 2016 ils contrôleront aussi le défaut d’assurance !

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Le Ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, l’avait annoncé en début d’année, la sécurité sur les routes est une priorité. Après quelques mesures comme l’interdiction du kit mains-libres ou encore la baisse à 0,2 g/l du taux d’alcoolémie autorisé pour les jeunes conducteurs, c’est au défaut d’assurance que l’administration semble vouloir s’attaquer, et cela dès 2016.

Croiser le fichier des immatriculations et celui des assureurs

Un récent rapport officiel sur la sécurité routière recommande de confirmer la validité de l’assurance lors de chaque contrôle de vitesse.
Pour cela, le fichier des immatriculations, utilisé par les forces de l’ordre pour identifier un véhicule en infraction, pourrait être croisé avec celui des assureurs.
Objectif : lutter contre les automobilistes qui roulent sans assurance, sans parler bien sûr de collecter de nouvelles amendes très coûteuses. Le défaut d’assurance est puni, rappelons-le, de 3750 €, d’une suspension de permis allant jusqu’à 3 ans et de la confiscation du véhicule.

Pour en savoir plus sur les infractions routières et les sanctions prévues par la loi : voir l’article

Explosion des accidents avec défaut d’assurance

Le défaut d’assurance concernerait officiellement 2% des véhicules en circulation, soit un peu moins d’un million d’usagers. La réalité pourrait être bien pire puisque ces chiffres ne prennent en compte que les infractions relevées lors des contrôles routiers.

Véritable fléau, le défaut d’assurance a été accentué par la crise et la répression routière des dernières années. D’après le Fonds de garantie des assurances, le nombre d’accidents impliquant des personnes sans assurance a bondi de 30 % en sept ans avec environ 28 000 dossiers l’an dernier.
Au total, un accident corporel sur dix mettrait en cause une personne non-assurée ou en délit de fuite. Voilà pourquoi dès 2016, les radars fixes, les radars de feux rouges et les systèmes embarqués pourraient vérifier aussi votre assurance.

Pourquoi les assureurs pourraient collaborer ?

Pour permettre aux radars d’identifier les contrevenants qui prennent la route sans assurance, encore faut-il que les assureurs accordent un accès à leur fichier de clients.
Et
il se pourrait qu’ils collaborent volontiers, d’abord pour une question de morale, ensuite pour une question financière. N’oublions pas que ce sont les assureurs qui financent le Fonds de garantie dont une des missions est d’indemniser les victimes d’accidents où les tiers responsables sont en fuite. Un financement qui se répercute directement sur les primes payées par leurs clients. Assureurs et assurés seraient donc gagnants.
Enfin, pour ceux qui s’inquièteraient de la confidentialité, le rapport rappelle que les infractions relevées par les radars mettent en cause un véhicule et non une personne. 
A l’origine journaliste spécialisé auto-moto, Damien évolue depuis 2013 dans l’univers de l’assurance. Une question sur un contrat, sur des garanties ou sur des remboursements… il met son expertise au service des internautes. Son objectif : que les assurés soient mieux protégés et deviennent des consommateurs avertis.

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