Repas de fêtes : les risques à conduire sous l’emprise de l’alcool

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Celui qui boit c’est celui qui ne conduit pas

Les sanctions en cas d’accident

Si l’alcool au volant représente dans un premier temps un risque pour son porte-monnaie et pour la durée de vie de son permis, il représente surtout un risque humain. C’est pourquoi en cas d’accident, en plus de sa vie et de celle des autres usagers, le conducteur incriminé peut subir de graves sanctions.

Si un conducteur sous l’emprise de l’alcool provoque un accident et occasionne des blessures, la peine prononcée peut aller jusqu’à la confiscation du véhicule, 75 000 d’amende, une suspension de permis de 10 ans et 5 ans d’emprisonnement.
Si dans cet accident on déplore un décès, l’amende peut alors monter à 100 000 € et la peine de prison à 7 ans.

Mieux vaut donc réfléchir avant de prendre le volant alors qu’on a bu quelques verres. Pourtant une récente étude menée par la Prévention routière démontre que les Français sont encore un tiers à avouer conduire au-delà de 0,5 g/L, et autant acceptent de monter en passager avec un conducteur qui dépasse la limite autorisée.

Et du côté de l’assurance

En parlant de chiffres, un sondage mené en 2015 par Hyperassur dévoilait que les trois quarts des personnes interrogées ne savaient pas si oui ou non elles étaient couvertes par leur assurance en cas d’accident sous l’emprise de l’alcool.

Et en effet, un conducteur sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants ne peut en théorie prétendre à une indemnisation de son assurance pour ses propres dommages corporels et matériels.
S’il dépasse la limite autorisée, la garantie protection du conducteur ne sera pas acquise (pas même l’invalidité et les indemnités journalières), les réparations sur le véhicule ne seront pas prises en charge et sa défense devant les tribunaux ne sera pas assurée.

Seuls les dommages corporels et matériels causés à des tiers (y compris les passagers) seront couverts. Mais dans ce cas-là, l’assureur pourra alors se retourner contre le conducteur indélicat et lui demander le remboursement des indemnisations. Et s’il y a invalidité ou de décès d’un tiers, on peut être amené à payer pendant des années.

Enfin, les compagnies d’assurance étant assez pour tolérantes dans les dossiers de conduite sous l’emprise de l’alcool décident au mieux d’une majoration de la cotisation (maximum 150 %, ou 400 % si plusieurs infractions), mais vont la plupart du temps jusqu’à la résiliation du contrat.

Sources : Ministère de l’Intérieur, Sécurité Routière, Prévention Routière et sondage Hyperassur mené auprès de 28 000 abonnés Facebook te Twitter de Hyperassur.

A l’origine journaliste spécialisé auto-moto, Damien évolue depuis 2013 dans l’univers de l’assurance. Une question sur un contrat, sur des garanties ou sur des remboursements… il met son expertise au service des internautes. Son objectif : que les assurés soient mieux protégés et deviennent des consommateurs avertis.

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