Solvency II déchaîne l’assurance européenne

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Les assureurs européens avaient soutenu, en avril 2009, le vote de la directive europénne « Solvency II » (Solvabilité 2) qui mettait l’accent sur la gestion des risques et sur la transparence.

Mais le Ceiops (comité européen des surperviseurs)  a durci ses critères depuis, ce que le CEA trouve injustifié, estimant que le secteur a fait la preuve de sa capacité de résistance dans la crise financière. Jugées « potentiellement excessives», les futures normes prudentielles qui fixeront de nouvelles exigences sur les niveaux de fonds propres des assureurs à partir de 2012 risquent, selon le CEA, d’entraîner une augmentation du prix de certains produits d’assurance.

Au niveau des assurés, le CEA estime que les prix pourraient augmenter de 20% à 30% dans l’assurance vie et de 5% à 20% dans la couverture de certains risques à forte intensité capitalistique, comme la responsabilité civile ou la responsabilité automobile.

Forte augmentation des fonds propres

Selon les calculs de l’agence Standard & Poor’s, les exigences de fonds propres pourraient augmenter de 65% à 75% par rapport aux critères retenus par la dernière étude d’impact (QIS4). Dans le même temps, les capitaux éligibles à la couverture de ces exigences pourraient subir une réduction de 20% à 50%. Selon d’autres estimations, Solvency II représenterait une charge de capital supplémentaire de 30% à 40% sur le secteur. Et amener des acteurs de moyenne ou petite taille à fusionner, voire à déposer le bilan, faute de taille suffisante pour pouvoir absorber des charges de capital élevées.

Les assureurs se tournent maintenant vers la Commission européenne, qui doit fixer entre avril et juin les paramètres de la cinquième étude d’impact (QIS5), prévue cet été.

(Avec Reuters

A l’origine journaliste spécialisé auto-moto, Damien évolue depuis 2013 dans l’univers de l’assurance. Une question sur un contrat, sur des garanties ou sur des remboursements… il met son expertise au service des internautes. Son objectif : que les assurés soient mieux protégés et deviennent des consommateurs avertis.

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