Un tiers des Français téléphone au volant et autant adapte sa vitesse à celle des autres

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La vitesse est encore trop négligée

Alors que la vitesse reste la première cause de mortalité sur les routes – 3464 décès en 2015, +2,4 % par rapport à 2014 – il semble que les automobilistes soient encore trop nombreux à dépasser les limites : 14 % avouent rouler au-delà de 160 km/h sur autoroute, 39 % reconnaissent dépasser de 15 km/h la vitesse autorisée en ville et ils sont 25 % à filer à plus de 120 km/h quand les panneaux indiquent 90 km/h sur les routes secondaires.

Malgré tout, le baromètre Axa Prévention 2016 révèle que ces pourcentages sont en baisse, 5 points en moyenne, par rapport à ceux enregistrés l’an passé.

Des comportements risqués mais un sentiment d’insécurité

Comme nous le disons plus haut, 30 % des sondés reconnaissent utiliser régulièrement leur téléphone au volant (38 % en 2015) et 15 % déclarent consulter ou envoyer des SMS (23 % en 2015), alors qu’il est prouvé que le mobile multiplie par trois le risque d’accident.
Parmi les autres attitudes dangereuses régulièrement adoptées par les automobilistes interrogés, il y a la conduite après deux verres d’alcool (23 % l’admettent contre 28 % en 2015), l’ignorance des risques liés à la somnolence (33 % avouent conduire plus de 4h sans s’arrêter) ou même le fait de doubler par la droite (21 % le feraient régulièrement).

Cela nous amène à l’enseignement majeur du baromètre Axa Prévention (enquête TNS Sofres) : les Français se mettraient donc volontairement en danger et paradoxalement montrent un fort sentiment d’insécurité sur les routes, de 13 à 43 % selon le type de route craignent pour leur sécurité.

Mais comme toujours, il semble que le danger vienne des autres, presque neuf personnes sur dix pointent du doigt le comportement des autres automobilistes notamment sur les nationales et départementales.

L’éclairage du comparateur

Savez-vous qu’en cas d’accident sous l’emprise de l’alcool, votre assurance auto peut vous refuser l’indemnisation ?

Le taux d’alcoolémie maximal autorisé est de 0,5 g d’alcool par litre de sang (0,25 mg par litre d’air expiré). Il est encore plus faible pour les jeunes conducteurs, 0,2 g/l. Selon la corpulence, ses limites peuvent être atteintes à partir de 2 verres, voire moins. Sauf que conduire sous l’emprise de l’alcool fait généralement partie des exclusions des contrats d’assurance auto.

Autrement dit, les dommages corporels et matériels du conducteur ne seront pas couverts. Seule la responsabilité civile (protège les tiers et les passagers) est maintenue.

Par ailleurs, suite à un accident impliquant l’alcool, l’assureur peut majorer la cotisation (maximum 150 %) ou résilier le contrat, et des poursuites judiciaires peuvent être engagées.

Pour en savoir plus sur les incidences de l’alcool sur l’assurance auto.

A l’origine journaliste spécialisé auto-moto, Damien évolue depuis 2013 dans l’univers de l’assurance. Une question sur un contrat, sur des garanties ou sur des remboursements… il met son expertise au service des internautes. Son objectif : que les assurés soient mieux protégés et deviennent des consommateurs avertis.

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