Comment savoir si mon garagiste est vraiment honnête ?

Publié par , le . Temps de lecture : 3 minutes.

Outil de travail ou symbole de liberté, une voiture est avant tout un coût. Les automobilistes français ont dépensé en moyenne 5880 euros en 2016 pour parcourir un peu moins de 8500 kilomètres (source ACA). Dans ce budget, il y a bien sûr les dépenses liées à l’achat de l’automobile, son assurance et son carburant, mais également son entretien. Pour ce dernier poste, il faut compter entre près de 900 euros par an en moyenne dans les régions les plus chères. Mais comment être certain que cet argent est dépensé à bon escient, autrement dit que votre garagiste est digne de confiance ?

Comme tout autre commerce, l’adresse d’un bon garage s’échange aussi par le bouche à oreille. Dans votre quartier, n’hésitez pas à demander conseil parmi vos amis ou voisins automobilistes. Ils ont les mêmes contraintes que vous et ont donc peut être une bonne adresse à vous proposer.
Comme au restaurant, arriver dans un garage avec la recommandation d’un bon client permet de diminuer les risques de se faire servir un plat de la veille.

Comment repérer un bon professionnel ?

Si vous ne devez compter que sur vous même, la première règle est de faire jouer la concurrence. Autrement dit : demandez des devis précis à plusieurs professionnels. Les centres autos et services après-vente des marques automobiles fonctionnent la plupart du temps selon des forfaits d’intervention.

Il existe également des sites internet (par exemple vroomly.com) qui fournissent des fourchettes de coûts pour les réparations les plus courantes. Elles ne sont pas contractuelles, mais peuvent vous éclairer sur le juste prix. Pour les opérations hors-forfait, le taux horaire de la main d’œuvre doit toujours être clairement affiché dans l’espace commercial du garage.

Prendre le temps du dialogue

Le devis du professionnel sera d’autant plus précis que vous saurez ce que vous voulez. Mais ce n’est pas toujours possible, notamment en cas de panne ou de problème aléatoire, surtout si la cause vous échappe totalement. En ce cas, prenez le temps de discuter le plus longtemps possible avec le chef d’atelier, de lui décrire la panne et les circonstances dans lesquelles elle est survenue.
Cela pourra lui permettre de mieux la comprendre et, qui sait, gagner du temps sur sa recherche. Dans tous les cas de figure, ne vous montrez jamais plus pressé que de raison et n’hésitez pas à poser des questions.
Autre possibilité : vous référer à la presse où l’on peut trouver des listes de garages de confiance. Rendez-vous par exemple sur le site du magazine Auto-Plus : les garages confiance. Il ne s’agit pas d’un certificat de vertu, mais au moins d’un constat de bonnes pratiques dans les établissements concernés.
Vous pouvez également vous rapprocher d’une association de défense des consommateurs. Si un garage est connu pour ses mauvaises pratiques, cela ne leur aura probablement pas échappé.

Comment se déroule une intervention digne de ce nom ?

Une fois le garage choisi, faites établir un ordre de réparation aussi précis que possible. Ce document délimite le champ d’intervention du professionnel. Il ne pourra agir en dehors de celui-ci qu’avec votre consentement. S’il vous facture une vidange en supplément alors que vous n’êtes venu que pour faire changer vos plaquettes de frein, vous serez alors en droit de refuser de payer.

Votre garagiste peut également vous proposer des pièces d’occasion. Plus qu’un droit, c’est même un devoir désormais inscrit dans le cadre de la loi de transition énergétique pour la croissance verte. Cela concerne les pièces de carrosserie, certains vitrages, les optiques, les pièces mécaniques (sauf celles qui concernent les liaisons au sol ou la direction) ou électroniques.

Bon à savoir

Une fois le véhicule réparé, prenez également le temps de discuter de l’intervention. Épluchez consciencieusement la facture. Si des pièces importantes ont été changées, demandez à voir les pièces remplacées. C’est votre droit le plus strict car, sauf en cas d’échange sous garantie, elles vous appartiennent. Si le garagiste vous les propose spontanément, c’est plutôt bon signe.
Mais s’il ne peut pas vous les fournir, c’est qu’il peut y avoir un problème. La facture ne doit pas non plus mentionner de « petites fournitures » sans autre justification (ARRETE N° 83-50/A DU 3 OCTOBRE 1983). Autrement dit, la facture doit être détaillée jusqu’au moindre boulon.

Enfin, n’oubliez pas qu’en tant que professionnel votre garagiste est soumis à une obligation de résultat (article 1231-1 du Code civil). Cela signifie que si une fois récupéré votre véhicule présente toujours les mêmes symptômes, il doit vous le reprendre et effectuer une nouvelle intervention gratuitement.


A lire aussi :

Acheter une voiture d’occasion, les pièges à éviter


 

Parce que l’automobile est un produit majeur de l’assurance, il est tout à fait normal de retrouver sur Hyperassur un journaliste spécialisée comme Alexandre. Depuis une quinzaine d’années, il contribue à de nombreux titres auto et hight-tech, et présente même une émission dédiée à l’automobile (Le Garage – OuatchTV).

Suivez-nous