Pourquoi remplacer votre véhicule par un modèle moins polluant ?

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Prime à la casse ou bonus écologique, nombreux sont les ministres responsables de l’écologie à avoir été à l’origine d’une aide au remplacement des véhicules polluants. Nicolas Hulot ne déroge pas à cette tradition en annonçant une prime attribuée aux ménages modestes lors de l’achat d’un véhicule plus propre.

En quoi consiste la future prime Hulot ?

Jusqu’à présent, les primes ne concernaient que les acheteurs de véhicules neufs. Or, ce sont 5,6 millions de voitures qui se sont vendues sur la seule année de 2016. Si une partie de ces véhicules sont récents et respectent les normes de pollution les plus récentes, ceux plus anciens étant bien plus polluants.

L’idée portée par Nicolas Hulot, ministre de la Transition énergétique, concerne l’achat d’un véhicule neuf ou d’occasion en remplacement d’un autre notoirement plus polluant. La voiture remplacée devra dater d’avant 2001 pour une essence et d’avant 1997 pour un diesel.

Un complément des primes actuelles

Cette prime devrait en principe venir en complément de celles actuelles pour l’achat d’un véhicule neuf :

  • 6 000 € pour une voiture électrique + 4 000 € si mise à la casse d’un diesel immatriculé avant le 1er janvier 2006
  • 1 000 € pour une hybride rechargeable + 2 500 € si mise à la casse d’un diesel immatriculé avant le 1er janvier 2006

Le cadre de la prime « Hulot » sera précisé lors de la présentation de la loi de finances 2018.

Un parc rénové d’ici 15 ans

Le souhait du ministre est une rénovation totale du parc automobile d’ici 15 ans. Nicolas Hulot a également réitéré sa vision de l’avenir en ce qui concerne la fin de la commercialisation vers 2040 des moteurs diesel et à essence. Une voie alternative pourrait être celle de l’hydrogène dont le développement devrait s’accélérer.

Le soutien indispensable des constructeurs

Pour réussir son pari, le ministre de la transition énergétique va devoir s’appuyer sur les constructeurs automobiles français, mais également étrangers. À moins de fermer la porte aux importations, ces constructeurs devront en effet être incités à suivre les nouvelles normes en matière de motorisations moins polluantes.

Cette nouvelle politique n’est toutefois réalisable que si elle est reprise par les autres pays, dont en priorité ceux européens. Il apparait en effet difficile d’obliger les seuls conducteurs français à respecter une réglementation contraignante, même au nom de la préservation de l’environnement.

Olivier c’est un peu le « Monsieur technique » de la rédaction. Tous les objets roulants (les non roulants aussi !) n’ont aucun secret pour lui. Quand il s’agit d’expliquer pourquoi un contrat ou une garantie convient le mieux à tel ou tel véhicule, c’est à lui qu’on fait appel. Il est aussi une référence de la protection de votre habitation.

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