Essai Auto – Seat Ibiza (2017) : Citadine ambitieuse

Publié par , le . Temps de lecture : 5 minutes.

Une Leon qui cartonne, un lancement réussi pour l’Ateca et deux nouveaux crossover à venir dans les 18 mois, Seat est décidément très en forme en ce moment (+15% en Europe en 2016 / +20 % en France depuis janvier 2017). La raison ? Etre capable avec chaque nouveau modèle de le positionner comme une potentielle référence de son segment. Et cette cinquième génération d’Ibiza, modèle iconique de la firme catalane, semble se chauffer du même bois. Essai.

LES
  • Technologies à jour
  • Présentation soignée
  • Confort accentué
LES
  • Trop proche de la Leon
  • Etagement boîte manuelle
  • Monte pneumatique

Avant de découvrir dans les détails cette nouvelle Ibiza, uniquement disponible en carrosserie 5 portes (la 3 portes SC disparaît, le break ST également pour faire de la place au crossover citadin Arona attendu à la rentrée), un bref moment d’histoire s’impose.
Lorsque Seat sort de l’autorité de Fiat en 1982, la marque est exsangue et c’est la première Ibiza (1984) qui vient la sauver et surtout lui permettre pour la première fois de franchir les frontières de l’Espagne. S’en suivent ensuite 3 autres générations (la première de l’ère Volkswagen est lancée en 1993) et elle totalise aujourd’hui plus de 5 millions de ventes en 33 ans de carrière.

 

Plus spacieuse, plus sérieuse

Le premier contact avec l’Ibiza cru 2017 ne crée pas de surprise. L’auto est très proche visuellement de sa grande sœur la Leon, un coup de crayon nerveux mais sans fioriture, loin de l’originalité de la dernière Citroën C3 par exemple. L’auto ne s’allonge pas (toujours 4,06 m) mais gagne 8 cm en largeur afin d’offrir une présence visuelle plus flatteuse mais surtout un espace intérieur en nette progression.

En effet, c’est l’un des tours de force de cette nouvelle Ibiza, avoir poussé les murs dans l’habitacle grâce à des voies élargies et un empattement étiré de presque 10 cm de façon à laisser plus d’air pour les coudes à l’avant et pour les jambes à l’arrière. Quatre adultes peuvent désormais s’y installer durablement… à condition qu’ils supportent une certaine fermeté des assises.

Les sièges avant, eux, gagnent en profondeur et maintiennent mieux le corps, et conjugués à un mobilier très inspiré de la Leon donnent l’impression de voyager dans une compacte et non dans une citadine. Si l’ambiance intérieure est triste, le bandeau de couleur sur la planche de bord ne suffit pas à égayer l’ensemble, il trahit une montée en gamme de l’auto avec une finition de belle facture et des matériaux qui (au moins) visuellement font illusion d’une qualité supérieure.

Autre élément qui confirme les ambitions de la petite espagnole, un bagage technologique qui s’étoffe selon les versions (feux full Led, suspension pilotée, régulateur adaptatif, écran tactile 8 pouces, système anti-collision) et qui n’a plus rien à envier aux catégories supérieures.

Les finitions et leurs principaux équipements

  • Reference : freinage d’urgence, banquette rabattable, rétroviseurs et vitres AV électriques, ordinateur de bord, système multimédia avec écran 5 pouces, limiteur de vitesse
  • Style (+1705 €) : régulateur de vitesse, jantes alliage15 pouces, Blutooth, feux de jour Led, climatisation
  • Xcellence (Style +1965 €) : climatisation régulée, écran tactile 8 pouces, Full Link, capteurs de pluie et luminosité, accès et démarrage mains libres, radars de recul
  • FR (Style +3685 €) : climatisation régulée, écran tactile 8 pouces, Full Link, capteurs de pluie et luminosité, projecteurs full Led, navigation, radars de recul, suspension sport

Faire sauter les barrières de la ville

Si des blocs diesel sont bien au programme, c’est avec trois moteurs essence que Seat propulse sa nouvelle Ibiza : uniquement des 3 cylindres de 75 ch, 95 ch et 115 ch.

C’est avec le plus puissant que nous avons pris la route, un moteur turbo également disponible chez les autres marques du groupe. Au démarrage et à pleine charge ensuite, le TSI 115 ch maitrise bien son niveau sonore et ses vibrations. A allure stabilisée, il se fait carrément oublier sans pour autant s’endormir car il se révèle valeureux dans les relances et permet à l’Ibiza de filer à belle allure sur les routes sinueuses de l’arrière-pays barcelonais.

Deux éléments sont malgré tout regrettables à son sujet : un caractère atone sous les 1500 trs/min qui oblige à maintenir le régime en ville, et des rapports de boîte trop longs qui ont tendance à réduire son entrain. Côté consommations, nous sommes parvenus à rester sous la barre des 6,0 L/100 km lors de cette prise en main menée bon train. A noter qu’une boite DSG7 sera bientôt disponible, et si son étagement est bon elle lui fera le plus grand bien.

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Au chapitre comportement, l’Ibiza est cohérente avec sa volonté de sortir de la ville pour s’attaquer aux axes plus dégagés. Sa nouvelle plate-forme MQB A0 (prévue sur les futures VW Polo et Audi A1) lui permet de gagner en rigidité mais aussi de maintenir un poids très raisonnable (1140 kg). L’auto fait preuve d’une belle vivacité, bien aidée par un amortissement ferme juste ce qu’il faut. Une petite rigueur qui ne l’empêche pas d’être plus confortable que sa devancière, mieux insonorisée également, pour au final présenter des prestations routières parmi les meilleures du segment.
Restent deux défauts importants mais pas rédhibitoires. D’abord une direction légère, peut-être un peu trop quand il s’agit de hausser le ton, ce qui finit par nuire à la précision. Enfin une monte pneumatique (Michelin Premacy 3) dont ont atteint très rapidement les limites d’adhérence, surtout sur le mouillé (un petit orage nous a permis de le vérifier), ce qui freine le potentiel dynamique de l’auto.

Le mot de la fin sur la nouvelle Ibiza

Jamais deux sans trois ! Après une Leon et un Ateca bien nés, et installés au cœur de leur segment, Seat confirme avec une Ibiza qui progresse sur de nombreux points (confort, insonorisation, accueil). Son sérieux très germanique ne manquera pas non plus de séduire ceux qui n’ont pas les moyens d’un blason plus prestigieux. Car pour renforcer sa compétitivité, l’Ibiza présente un excellent rapport prix-prestations-équipements : à partir de 13 860 € et 17 335 € pour un cœur de gamme Style muni d’un TSI 115 ch convaincant. (images constructeur)

Fiche technique Seat Ibiza TSI 115

  • Carrosserie : citadine
  • Dimensions L/l/h : 4059/1780/1444 mm
  • Poids : 1140 kg
  • Coffre : 355 L
  • Motorisation : 3 cylindres essence
  • Cylindrée : 999 cm3
  • Puissance/Couple : 115 ch / 200 Nm
  • Boîte de vitesses : manuelle 6 rapports
  • Performances : 195 km/h – 9 »3 au à 100 km/h
  • Consommation mixte (constructeur) : 4,7 L/100 km
  • Rejets CO2 : 108 g/km (neutre)
  • Puissance fiscale : 6 CV
  • Prix : à partir de 17 335 €

 

A l’origine journaliste spécialisé auto-moto, Damien évolue depuis 2013 dans l’univers de l’assurance. Une question sur un contrat, sur des garanties ou sur des remboursements… il met son expertise au service des internautes. Son objectif : que les assurés soient mieux protégés et deviennent des consommateurs avertis.

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