Essai Volkswagen T-Roc (2017) : la vraie CrossGolf

Publié par , le . Temps de lecture : 5 minutes.

À la croisée des chemins entre les SUV urbains tels que les Renault Captur et Peugeot 2008 et les modèles plus familiaux que sont les Peugeot 3008 ou VW Tiguan, les 4,24 mètres du nouveau Volkswagen T-Roc s’installent sur les terres de l’Audi Q2 et du Mini Countryman. Le T-Roc est-il le nouvel épouvantail chez les crossovers ? Réponse en essai.

LES
  • Look réussi
  • Style intérieur
  • Equipements de série
LES
  • Facture salée
  • Détails intérieurs
  • Habitabilité arrière

La marque allemande ne cache pas ses ambitions puisqu’elle entend écouler autant de T-Roc que de Tiguan (23 000 depuis le début de l’année rien qu’en France) et les carnets de commande déjà bien fournis semblent lui donner raison.

Il faut dire que ce SUV compact a des arguments à faire valoir, à commencer par un design agressif mais élégant, qui donne un coup de vieux indéniable à son cousin Q2 construit sur la même plateforme et commercialisé fin 2016.

Le T-Roc serait-il le meilleur ennemi du Tiguan ?

nouveau troc

Tout en conservant les indispensables accessoires qui identifient un véhicule baroudeur (protection sur les passages de roue, sabot à l’avant et à l’arrière, etc), le T-Roc soigne également son dynamisme avec des lignes tendues, des canules d’échappement chromées insérées dans le bouclier, une grand double-calandre ou encore des jantes pouvant atteindre les 19 pouces de diamètres (option) sur certains modèles.

À bord, on découvre une ambiance plus festive que celle du grand frère Tiguan, mais la filiation est néanmoins évidente. Si les matériaux choisis sont moins nobles (pas de plastiques moussés sur les parties hautes ou les contre-portes, par exemple), les assemblages sont précis et l’équipement très riche, ce dès le premier niveau de finition.

De quoi, sans doute, justifier un tarif largement tiré vers le haut. Plus que celles de la bourgeoise Golf, les pièces laquées rappellent celles que l’on trouve dans une Coccinelle. L’ergonomie ne souffre guère de défaut : les commandes ; y compris celles de la climatisation, tombent naturellement sous la main.

L’écran central, bien que légèrement tourné vers le conducteur, aurait cependant peut être gagné à être placé un peu plus haut. Toutefois, dès le niveau de finition Carat, le T-Roc est équipé de l’Active Info Display qui remplace le bloc d’instrumentation traditionnel par une écran haute définition.
Le même que celui d’un Tiguan ? Non mon capitaine. Celui du T-Roc est bien meilleur, jouissant d’évolutions qui permettent une personnalisation plus poussée des informations affichées ainsi que d’interaction avec l’écran central, par exemple pour ne plus doubler inutilement la carte du navigateur sur les deux écrans.

intérieur t-roc

Pour ce qui est de l’espace à bord, il conviendra à quatre adultes (la place centrale arrière étant une punition) avec leurs bagages, le volume de coffre étant nettement supérieur à celui d’une Golf (445 litres vs. 380 litres).

Les finitions et leurs principaux équipements

  • T-Roc : 8 airbags, ESP, système multimédia avec radio, Bluetooth, feux et essuie-glaces automatiques, régulateur de vitesse adaptatif, climatisation manuelle, aide au maintien dans la voie, freinage d’urgence automatique
  • Lounge (+2250€) : écran tactile 8 pouces, radars AV et AR, climatisation bi-zone, jantes alliage 16 pouces, rampes de pavillon
  • Carat(+2610€) : caméra de recul, jantes 17 pouces, éclairage adaptatif full Leds, surveillance angles morts, instrumentation digitale, accès et démarrage sans clé, lecture des panneaux, GPS
  • Carat Exclusive (+2760€) : sellerie cuir, jantes 18 pouces, toit ouvrant, sièges chauffants, hayon électrique

Le choix des armes, le confort en prime

moteur t-roc

Du côté des motorisations, Volkswagen propose trois choix en essence et autant en diesel, chacun avec des niveaux de puissances identiques : 115, 150 et 190 chevaux. Nous n’avons malheureusement pas encore pu essayer le TSI 150 chevaux (essence) qui ne sera produit qu’à partir du début de l’année 2018, mais il devrait représenter une part non négligeable des ventes, de même que le petit 3 cylindres 1.0 L TSI 115 chevaux.

Les modèles que nous avons pu essayer (TSI 190 chevaux et TDI 150 chevaux) étaient dotés de la transmission intégrale 4Motion et d’une boite à double embrayage DSG à 7 rapports pour l’un, et mécanique à 6 rapports pour l’autre).

Ce riche choix de transmission est incontestablement un atout sur un marché où la plupart des petits SUV sont cantonnés à deux roues motrices. Nos modèles d’essai bénéficiaient également du châssis piloté DCC qui permet de modifier certains réglages (amortissement, direction, réponse à l’accélérateur…) en fonction du choix de mode de conduite, de confort à sport.
Si cette dotation optionnelle concernera surtout les hauts niveaux de finition, les nombreuses aides à la conduite (régulateur adaptatif, maintien en ligne, freinage d’urgence, détection piéton…) sont en revanche de série dès le premier niveau.

L’assurance d’un Volkswagen T-Roc TDI 150 ch

  • Tiers : à partir de 222 €/an avec Amaguiz
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Au volant, le T-Roc est conforme à que ce qu’il donne à voir à l’extérieur en faisant la synthèse entre le confort et le dynamisme. Même monté avec des jantes de 19 pouces il demeure assez confortable tandis que sa transmission intégrale lui permet de se jouer des lacets sans imprimer trop de mouvements de caisse et recourir de façon exagérée aux béquilles électroniques du contrôle de trajectoire.

S’il prend un peu de roulis, celui-ci reste somme toute assez contenu. En Corse où nous l’avons essayé en conduite raisonnable sur les petites routes principalement constituées de montagne, nos consommations relevées à l’ordinateur de bord s’établissaient à 7,5 litres en diesel et 9,0 litres en essence.
Des routes moins exigeantes et permettant de stabiliser la vitesse devraient sans problème permettre d’abaisser de 1 à 2 litres ces chiffres.

Le mot de la fin sur le Volkswagen T-Roc

Reste qu’il y a pour tout cela un prix à payer et que celui-ci n’est pas particulièrement bon marché. À 21 990 euros, le modèle 115 chevaux essence vend chèrement ses charmes, même si, nous l’avons dit, il est bien mieux disant en termes d’équipements que de nombreux concurrents.
Pour un modèle « cœur de gamme », TSI 150 chevaux bien équipé, il est facile de franchir la barrière des 30 000 euros et avec les moteurs les plus performants et quelques options, c’est encore 10 000 euros de plus qu’on peut facilement ajouter à la facture. Si son style l’en éloigne radicalement, dès que l’on monte en gamme les tarifs du T-Roc le rapprochent en revanche de son cousin Audi Q2.
(images constructeur)

Fiche technique Volkswagen T-Roc TDI 150 4Motion DSG7

  • Carrosserie : SUV compact
  • Dimensions L/l/h : 4234/1819/1572 mm
  • Poids : 1455kg
  • Coffre :  445 L
  • Motorisation : 4 cylindres diesel
  • Cylindrée : 1968 cm3
  • Puissance/Couple : 150 ch / 340 Nm
  • Boîte de vitesses : automatique 7 rapports
  • Performances : 200 km/h – 8″6 au à 100 km/h
  • Consommation mixte (constructeur) : 5,1 L/100 km
  • Rejets CO2 : 134 g/km (malus 173€)
  • Puissance fiscale : 8 CV
  • Prix : à partir de 33 220 €

 

Parce que l’automobile est un produit majeur de l’assurance, il est tout à fait normal de retrouver sur Hyperassur un journaliste spécialisée comme Alexandre. Depuis une quinzaine d’années, il contribue à de nombreux titres auto et hight-tech, et présente même une émission dédiée à l’automobile (Le Garage – OuatchTV).

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