Assu 2000 vous dit tout sur l’assurance auto !

Julien Desprez, Directeur de l’offre et des partenariats chez Assu 2000 HyperAssur et Assu 2000 vous aident à mieux comprendre l’assurance auto.

Julien Desprez , spécialiste en assurance auto depuis plus de 10 ans et directeur de l’offre et des partenariats chez Assu 2000, nous répond pour que l’assurance auto n’ait plus aucun secret pour vous.

  • Comprendre comment sont calculées les primes
  • Des astuces pour économiser sur votre assurance
  • Le fonctionnement des indemnisations
  • Les assurances pour profils spécifiques (senior, sans permis etc..)

Toutes ces informations vous aideront à réaliser de véritables économies sur le montant de votre assurance auto !

 

HyperAssur: Sur quels critères se basent les compagnies d’assurances pour déterminer les montants des cotisations ?

Logo Assu 2000Julien Desprez : De plus en plus de critères sont pris en compte, puisque la tendance chez les assureurs est à la segmentation. Qui dit segmentation, dit utiliser plus de critères pour faire évoluer le tarif, que ce soit à la baisse ou à la hausse. Car plus un tarif est segmenté, plus il sera précis et adapté à la réalité du risque déclaré. C’est la tendance.

Ensuite, on retrouve des critères standards, liés selon les assureurs à :

  • l'âge du conducteur, ses années de permis, son niveau de bonus-malus
  • l'usage du véhicule : selon qu’il soit utilisé pour des trajets privés, ou sur une fréquence d'utilisation plus large, comme aller au travail. En effet, faire 2 000 km ou en déclarer plus de 30 000 km aura un impact fort sur les tarifs d'assurance
  • Et la typologie du véhicule, son groupe et classe, sa valeur et son cout de réparations

Par ailleurs, il existe beaucoup de critères spécifiques, dont nous reparlerons plus loin.

 

Quels sont vos conseils pour faire baisser les tarifs ?

JD : Le premier est bien entendu de ne pas avoir d’accident !

Le second est de mettre régulièrement à jour son contrat, et de challenger son tarif en le vérifiant sur les comparateurs. Ne pas hésiter à faire le point avec son assureur: il ne prendra jamais le risque de perdre un ensemble de contrats juste parce que votre tarif pour l’assurance auto est trop élevé, et trouvera toujours une solution liée à un équipement ou un historique.

 

Est-ce que ne pas déclarer des petits sinistres est une solution ?

JD : En l’occurrence, il ne s’agit pas de faire baisser son assurance auto, mais plutôt d’éviter qu’elle n’augmente. Parfois, il semble plus judicieux de ne pas déclarer certains sinistres minimes, pour deux raisons :

  • Une franchise trop élevée par rapport au remboursement. Exemple : sur une garantie « bris de glace », une franchise à 80 euros alors que mon rétroviseur cassé ne coûte que 150 euros en réparation. Je n’ai pas trop intérêt à le déclarer, vu la franchise importante et le fait qu’une sinistralité serait ajoutée à mon dossier.
  • Un impact direct ou indirect sur ma tarification. Certains sinistres peuvent avoir un impact sur mon niveau de bonus/malus, et donc sur mes cotisations.

 

Est-ce qu’un assureur familial proposera forcément des tarifs plus attractifs qu’un assureur lambda ?

JD : Cela dépend de ce qu’on met dans la notion d’assureur familial. Il existe divers cas de figure :

  • Les enfants d’assurés : de nombreux contrats proposeront des tarifs préférentiels pour eux.
  • Un assureur chez qui vous avez plusieurs contrats : les contrats habitation, produit d'épargne, assurance-vie ou assurance-décès avec de la prévoyance, sont en effet des contrats beaucoup plus rémunérateurs pour lui que le simple contrat-auto. Donc il fera un effort sur ce contrat-là.

 

On pense pourtant que la fidélité en assurance-auto ne paie pas forcément

JD : Cela est vrai que si l’on n’est pas actif auprès de son assureur, ou si on n’a pas la chance de bénéficier d’un programme de fidélité comme le propose notamment le Groupe ASSU 2000 !

Un nouveau client paiera parfois moins cher la première année qu’un client existant, sur la même durée. Par contre, si vous êtes un ancien client et que vous appelez régulièrement pour négocier une réduction, par exemple en faisant valoir votre fidélité, il est tout à fait possible d’obtenir un tarif préférentiel.

 

Comment l’utilisation de votre véhicule fait-elle varier le prix ?

JD : C’est simple, ce sont des notions de fréquences. Plus vous roulez, plus la probabilité d’avoir un accident est forte, donc plus le tarif est élevé. Raison pour laquelle un « usage privé » coûtera moins cher qu’un « usage privé trajet-travail », qu’un « usage pro » ou « tous déplacements ». Par ailleurs, si le véhicule est garé dans un garage plutôt que dehors, il y aura moins de frais.

Concernant le lieu de résidence, certaines zones en France sont considérées plus à risque, sur le vol ou sur les risques d’inondation. Les assureurs se réfèrent à un listing de zonage, établi selon :

  • la commune
  • le quartier
  • ou même la rue

 

Comment éviter que sa prime d’assurance augmente ?

JD : En priorité, essayer de ne pas avoir de sinistres. Ensuite, demander à votre assureur pourquoi l’assurance a augmenté et revoir avec lui le tarif appelé au terme.

Certains assureurs proposent la première année un prix d’appel. Mais par la suite, même si vous n’avez aucun sinistre, vos cotisations augmenteront l’année suivante. Il faut donc faire attention au tarif d’appel, qui en réalité sera lissé sur les années suivantes.

 

Pour ce qui est du choix de véhicule, que faire en cas de changement ?

JD : Le conseil est de faire un devis, par exemple sur un comparateur. Et de vérifier si sa prime va évoluer ou pas, à la hausse ou à la baisse, en fonction principalement de l’âge du véhicule, du groupe et de la classe, etc.

 

Et le stationnement ?

JD : Pour faire baisser la prime d’assurance en garantie « Dommages-vols », si vous possédez ou prenez un garage, il faut vérifier que le tarif ne soit pas resté spécifié « voie publique ». Il faut penser à mettre à jour son contrat.

 

Et en cas d’accident responsable, quelles sont les prises en charge en fonction des formules ?

JD : Étant donné que l’assurance « Dommage aux tiers » est obligatoire, quelles que soient les formules, les dommages aux tiers sont pris en charge pour tous types d’accident et de responsabilité. C’est le principe de l’assurance obligatoire de la responsabilité civile.

Par contre, en cas d’accident responsable, vous ne serez indemnisé sur les dommages matériels de votre véhicule uniquement avec une « Garantie Dommages ». Avec seulement une « Garantie Responsabilité Civile » (RC) , seuls les dommages aux tiers seront indemnisés, mais pas les frais pour votre véhicule. Avec une garantie « Tous risques », ces dommages seront pris en charge, moins la franchise.

 

Une question qui revient souvent : qu’est-ce qu’une franchise en assurance-auto ?

JD : C’est la partie qui reste à la charge de l’assuré. Pour choisir son assurance, il ne faut pas se limiter au seul tarif, mais examiner également les niveaux de garantie. Or, il n’est pas toujours évident de savoir quel est le niveau des franchises, alors qu’il s’agit d’un élément déterminant, majeur, pour évaluer le tarif.

 

Choisir le tarif le moins cher peut donc revenir plus cher, in fine ?

JD : Prenons un exemple : si vous roulez souvent, votre fréquence « sinistres » est évaluée entre 15% et 20%, cela signifie une moyenne d’un sinistre tous les 5 ans.

Si en comparant, vous privilégiez le prix, il faut que l’économie annuelle soit suffisamment importante par rapport à un niveau élevé de franchise. Mieux vaut payer un peu plus à l’année lorsque le niveau de franchise s’avère jusqu’à deux fois moins important. Sinon, l’économie minime réalisée sera mangée au moindre sinistre.

 

Concernant les personnes ayant un malus, est-ce que les assurances peuvent refuser de les assurer ?

JD : Oui, une assurance peut refuser de vous assurer. Par contre, vous avez des voies de recours auprès du Bureau central de tarification (BCT). Vous pouvez le saisir à partir du moment où vous avez essuyé x refus auprès de x assureurs. Il pourra imposer de vous garantir à l’un des assureurs dont vous avez justifié le refus.

 

Même en cas, par exemple, de suspension de permis pour conduite en état d’ivresse ?

JD : Aujourd’hui, le BCT n’est plus saisi qu’en de très rares cas, parce qu’un groupe comme ASSU2000 – mais il n’est pas le seul – peut assurer des personnes avec suspension de permis pour conduite en état d’ivresse ou de stupéfiants. En général, le marché va répondre dans 99% des cas. Le BCT interviendra sur le petit 0,1% des cas restants, auprès des assureurs ayant motivé un refus de garantir le client.

 

L’assurance auto et les seniors

 

Sur la thématique des Seniors : qu’est-ce qu’un senior pour un assureur ?

JD : Bonne question. Dans l’esprit des assureurs, un conducteur devient senior à partir du moment où il est retraité, soit autour de 65 ans. Mais c’est surtout l’évolution de l’usage du véhicule qui marque la passage dans cette catégorie.

 

Est-ce qu’en tant que Senior, un conducteur a des obligations auprès de son assurance ?

JD : Pas en France. D’autres pays européens obligent à justifier, à partir d’un certain âge, que l’on dispose d’un permis en cours de validité, avec obligation d’effectuer des visites médicales dans ce but.

En France, le permis est conservé sans limite d’âge. Vous pouvez conduire jusqu’à 95 ans si vous le souhaitez, et sans avoir à justifier vos antécédents médicaux, ou l’état de votre vue par exemple. Mais étant donné le vieillissement de la population, il est probable que la réglementation évolue.

 

L’assurance auto en situation d’handicap

 

Pour le conducteur en situation de handicap, que dit la loi ?

JD : Pour ce qui concerne les assureurs, à partir du moment où une personne handicapée dispose d’un permis en cours de validité, on doit l’assurer : aucun refus pour ce motif n’est justifiable, car ce serait discriminatoire. L’assureur n’a pas non plus à savoir quel est le handicap justifiant cette mention précisée sur le permis.

En revanche, je conseille aux personnes en situation de handicap de bien préciser plusieurs points en amont de la souscription. En priorité sur l’aménagement du véhicule et sa valeur, puisque ces aménagements sont souvent onéreux. L’enjeu en cas de sinistres est d’être bien couvert pour ces aménagements. Il vaut nettement mieux payer plus cher et être remboursé à hauteur de la valeur réelle du véhicule aménagé.

Parfois, des assureurs vont dire ne pas pouvoir assurer. Faute de pouvoir couvrir le véhicule par des garanties spécifiques « Accessoires et aménagement du véhicule », ils ne pourraient pas bien rembourser en cas de sinistre.

En résumé, il faut éviter de mal couvrir les aménagements du véhicule et sa valeur, et pour l’assureur, éviter de se mettre en situation de défaut de conseils.

 

En cas d’évolution du handicap, est-on obligé d’en informer son assurance ?

JD : Tant que le permis reste valide et sans suspension ou annulation du permis liée au handicap, il n’y pas nécessité à informer son assureur. Par contre, si suite à l’évolution du handicap, il y a une évolution du véhicule, il faut se rapprocher de son assureur pour vérifier que l’aménagement du véhicule (ou le nouveau véhicule) est bien garanti.

 

En dehors des surprimes liées à l’équipement du véhicule, quelles autres raisons pourraient expliquer des surprimes ?

JD : A priori aucune, ce serait discriminatoire. Les seules surprimes concernent la valeur plus élevée du véhicule, à cause des aménagements.

 

L’assurance des voitures sans permis

 

Concernant les voitures sans permis, les assurances sont-elles spécifiques ?

JD : Oui, ce sont des assurances spécifiques et c’est un petit marché. Parce que les assureurs traditionnels n’ont souvent pas de solution, ce marché a été compris par des spécialistes, avec des tarifs spécifiques. Ces tarifs peuvent être relativement chers, pour plusieurs raisons.

La première, parce que ces véhicules ne nécessitent que peu ou pas de formation à la conduite, et par définition pas de permis. De ce fait, les accrochages sont nombreux, et du coup, la sinistralité est forte, surtout en dommages. Un accident minime avec une voiture classique n’occasionne que la perte d’un pare-chocs ou d’un phare. Avec une voiture sans permis, il est possible que tout le véhicule doit être remplacé. Le coût en indemnisation des dommages matériels est donc élevé pour les assureurs.

 

Quelle est la différence entre conducteur sans permis et conducteur ayant perdu son permis à la suite d’une condamnation ?

JD : Le conducteur sans permis n’a jamais eu le permis, le seul véhicule quatre roues auquel il peut prétendre est donc un véhicule sans permis. Quelqu’un avec une annulation ou une suspension de permis a le choix entre conduire une voiture sans permis, ou attendre de récupérer son permis pour conduire un véhicule classique.

 

Pour les deux profils, le prix des assurances sont-elles les mêmes ?

JD : Non, parce qu’une personne souhaitant acheter une voiture sans permis et ayant fait l’objet d’une annulation est considérée par les assureurs comme un « profil aggravé ». Ce type de profil paiera plus chère son assurance car il a fait l’objet d’une sanction. Tandis qu’une personne n’ayant jamais eu le permis paiera un peu moins chère.

 

L’assurance auto et l’indemnisation des sinistres

 

Assurance-auto et indemnisation : quelles sont les procédures pour être indemnisé ?

JD : Il est nécessaire de déclarer son sinistre dans les 5 jours. Le délai pour être indemnisé est très variable et dépend de la nature du sinistre. Pour un sinistre « Vol », le délai minimum est de 30 jours avant indemnisation, puisqu’il existe toujours une possibilité de retrouver le véhicule. Pour les autres sinistres, les délais peuvent varier en fonction de votre niveau de garantie. Par exemple :

  • Vous possédez une garantie « Dommages » : en cas d’accident, si les responsabilités sont bien déterminées , vous pourrez être remboursé le jour même ou le lendemain par votre assureur.
  • Vous n’avez pas de garanties « Dommages » et les responsabilités de l’accident ne sont pas clairement déterminées : il y aura forcément des délais supplémentaires, car les assureurs devront déterminer entre eux qui est responsable, et exercer un recours pour obtenir un remboursement.

 

Des exemples dans lesquels les assurances peuvent refuser d’indemniser ?

JD : Les principaux refus d’indemnisation sont assez clairs :

  • L’absence de garantie. Exemple : si vous percutez un arbre mais n’avez pas souscrit à la fameuse garantie « Tous-Risques », vous essuyez automatiquement un refus de l'assureur, ce qui est normal et contractuel.
  • La fraude ou fausses déclarations. Exemple : un assuré déclare utiliser son véhicule à des fins privées, alors qu’en réalité il livre des colis avec son véhicule. L’assuré va potentiellement subir une déchéance de garantie ou une retenue proportionnelle sur sa cotisation.

 

Des recours existent-ils en cas de refus d’indemnisation ?

JD : La réglementation a été normée. Il existe deux niveaux de réclamation :

  • Le service de réclamation intervient avant le recours auprès du médiateur de l'assurance
  • Le médiateur de l’assurance est saisi ensuite, si le service de réclamation n'a pas donné satisfaction à l'assuré

 

La résiliation en Assurance Auto

 

Quels sont les cas de résiliation possibles ?

JD : Les cas les plus classiques concernent la vente du véhicule. Autres cas plus subtils : le déménagement, une augmentation de primes sans motif, un changement de situation matrimoniale. Mais ces motifs ne sont que très rarement invoqués depuis la loi Hamon, qui donne la possibilité de résilier son assurance au bout d’une année.

 

Et de son côté, l’assureur peut-il résilier une assurance ?

JD : Oui, cela est également réglementé et figure dans les conditions générales. L’assureur a peu de possibilités de résilier le contrat, et une notion de temps lui est imposée.

Il doit envoyer à l’assuré un recommandé deux mois avant la date anniversaire du contrat, c’est à dire avant l’échéance principale. Il n’a alors pas besoin de justifier le motif de résiliation. Par ailleurs, il ne peut résilier un contrat automobile qu’en de rares cas, principalement :

  • Un sinistre avec conduite en état d'alcoolémie faisant l’objet d’une sanction pénale,
  • Le non-paiement de primes.

 

Mais il existe des cas où après plusieurs petits sinistres mineurs, l’assureur résilie.

JD : Oui, parce que les assurances effectuent une surveillance du taux de sinistres sur une courte période. Par exemple, si la première année vous avez trois sinistres, vous risquez une résiliation à l’échéance, parfois même en cas de sinistres non responsables.

Cela peut paraître un peu injuste, mais des indicateurs théoriques prédisent que plusieurs sinistres, même non responsables, sont annonciateurs d’un sinistre responsable avec intensité probable. L’explication est logique : quand vous arrivez très vite sur une priorité à droite, même si c’est vous qui avez la priorité, cela veut dire que d’une façon générale vous roulez vite…

 

Qu’en est-il du refus d’assurer ?

JD : Ce refus n’est possible que dans les cas en dehors des conditions de souscription de l’assureur

Si vous avez un fort Malus ou une suspension de permis, neuf assureurs sur dix vont vous refuser. Par contre, Assu2000 (ou d’autres spécialistes) vous acceptera. Lorsque vous ne rentrez pas dans les conditions de souscription, les derniers recours se font auprès du Bureau central de tarification, qui imposera à un assureur de vous garantir. Étant donné que l’assurance est obligatoire, il faut bien que quelqu’un vous trouve une solution !