5 choses à savoir sur l’assurance décès

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Selon l’Inserm (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) un décès sur cinq en France survient avant l’âge de 65 ans, un chiffre qui peut faire réfléchir à la souscription d’une assurance décès. La plupart des personnes préfèrent ne pas y penser et pourtant, elle peut s’avérer bien utile si vous souhaitez protéger vos proches quand vous ne serez plus là pour le faire vous-même. Voici 5 choses à savoir sur cette assurance.

Qu’est-ce que l’assurance décès ?

Il faut tout d’abord bien différencier une assurance décès d’une assurance obsèques car si elles permettent toutes les deux de verser un capital à des bénéficiaires au moment de son décès, elles n’ont pas la même utilité.

Une assurance décès permet de protéger ses proches et de les mettre à l’abri financièrement pendant un temps. Par exemple, si un père de famille dont le salaire fait vivre le foyer vient à décéder, le capital qu’il aura déterminé sera versé à ses proches pour leur permettre de subvenir à leurs besoins le temps de se retourner …

Une assurance obsèques, quant à elle, permettra seulement au souscripteur de constituer un capital pour payer et organiser ses funérailles en avance afin de soulager ses proches de ce poids le moment venu.
Le principe de l’assurance décès repose sur un contrat à durée déterminée, c’est-à-dire que le souscripteur paye une somme annuelle ou mensuelle pendant un certain nombre d’année. Si le décès survient pendant ces années, le montant du capital qu’il aura choisi (10 000 à 50 000 euros en général) sera versé aux bénéficiaires. Nous verrons plus tard ce que deviennent les sommes engagées si le décès ne survient pas pendant la période déterminée.

A qui s’adresse l’assurance décès ?

Une assurance décès peut s’adresser à tous les types de budgets dans la mesure où il est tout à fait possible de trouver un contrat sur 15 ans à 6 euros par mois environ  pour un capital de 10 000 euros. Mais ce type d’assurance reste particulièrement recommandé pour les familles où seul un des parents travaille et fait vivre son foyer. Si ce dernier disparaît, la famille devra gérer les finances du quotidien sans lui. Cette assurance est donc tout indiquée pour les personnes d’âge moyen souhaitant protéger leur famille.

Il est à noter que certains assureurs posent des limites d’âge dans la souscription d’une assurance décès. En effet, à 20 ans rares sont les jeunes faisant vivre leur foyer. De même, à 72 ans, le risque de décès est plus élevé.

Quels en sont les avantages ?

Le principal avantage, et objectif majeur de l’assurance décès, est la protection financière de ses proches après sa disparition. De plus, le capital déterminé ne correspond pas forcément au montant des cotisations annuelles ou mensuelles cumulées. Cela signifie par exemple que sur un contrat d’une période de 15 ans avec des cotisations à 20 euros par mois pour un capital de 20 000 euros, les sommes réellement engagées représenteront 3600 euros. Dans cette situation, si le décès survient pendant cette période, les proches du défunt se verront verser 20 000 euros par l’assureur.

Le souscripteur de l’assurance peut également désigner les bénéficiaires qu’il souhaite et même après signature du contrat, il aura toujours la possibilité d’en changer tant que ceux-ci n’auront pas accepté d’être bénéficiaires de votre assurance.

Quelles sont les limites du contrat ?

Le souscripteur s’engage à verser une certaine somme par mois ou par an en échange d’un capital qu’il a déterminé par avance et qui sera versé à ses bénéficiaires après son décès et ce, pendant une période donnée. Par exemple, on peut s’engager à verser 20 euros par mois (cette somme est définie par l’assureur en fonction de votre profil) pendant 15 ans en échange d’un capital de 40 000 euros si le décès survient. Mais l’assurance décès est un investissement à fonds perdus, c’est-à-dire que si le décès ne survient pas pendant la durée du contrat, toutes les sommes engagées seront perdues.

Cette assurance présente également de nombreuses exclusions sur la façon dont le décès doit survenir pour déclencher le versement du capital. Par exemple, les conduites à risque (abus d’alcool, de drogues ou de médicaments non-prescrits au volant), le suicide ou la mutilation volontaire ne seront jamais garantis. D’autre part, certaines assurances décès prévoient dans leurs exclusions les sinistres survenus au cours de l’exercice de métiers risqués tels que pompier, marin, militaire.

La même chose s’applique pour la pratique de sports comme l’équitation ou les sports de montagne s’ils ne sont pas pratiqués dans le cadre d’une initiation ou d’un baptême avec un professionnel car ils sont considérés comme dangereux.

Quel est le coût d’une assurance décès ?

Les cotisations mensuelles et annuelles sont calculées par les assureurs en fonction de l’âge du souscripteur mais aussi du capital pour lequel il souhaite cotiser. Plus la personne sera âgée et souhaitera un capital important, plus ses cotisations seront élevées. Mais ce ne sont pas les seuls critères ! En effet, le risque de décès est également à prendre en compte, et ceci explique que pour un fumeur, les cotisations seront plus élevées que pour un non fumeur car le risque de décès pendant la période du contrat est différent. Par exemple, un fumeur souhaitant un capital de 50 000 euros paiera environ 29 euros par mois alors que, à profil égal, un non fumeur ne paiera que 23 euros.
En fonction de ces critères, les assurances décès pourront donc coûter 5 euros comme 50 euros par mois.

Parce que l’assurance santé est complexe et les réponses des forums pas toujours claires, nous avons fait appel à une spécialiste des remboursements santé et des garanties proposées par les mutuelles. Tous les jours Leslie est à l’écoute des internautes. Elle essaye aussi d’éveiller les consommateurs à l’assurance santé des animaux.

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