La garantie conducteur obligatoire ferait flamber les primes d’assurance deux-roues

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Depuis la loi Badinter du 5 juillet 1985 sur la protection des victimes d’accident de la circulation : « La faute commise par le conducteur du véhicule (…) a pour effet de limiter ou d’exclure l’indemnisation des dommages qu’il a subis. » Censée ainsi faciliter et accélérer l’indemnisation des victimes en les protégeant, cette loi est régulièrement critiquée comme instaurant des inégalités entre les victimes. Les assureurs le reconnaissent : le conducteur responsable d’un accident de la route est « le grand oublié de l’indemnisation du dommage corporel ». Alors que 38 % des accidents de la route interviennent sans tiers en cause.

Comment alors combler ce « trou » de couverture ? Pour AXA, la solution serait de rendre obligatoire la garantie du conducteur, souscrite par plus de 80 % des contrats auto, et 50 % des contrats d’assurance moto.

Mais une garantie du conducteur obligatoire se traduirait immanquablement par une surprime. Un surcoût évalué à 24 euros pour les automobilistes, soit une hausse de la prime auto de 4,5 %.

L’augmentation se révèle beaucoup plus importante pour les deux-roues. La garantie obligatoire créerait  une surprime de 111 euros TTC, selon AXA, à rapporter à une prime moyenne de 300 euros TTC.

 

A l’origine journaliste spécialisé auto-moto, Damien évolue depuis 2013 dans l’univers de l’assurance. Une question sur un contrat, sur des garanties ou sur des remboursements… il met son expertise au service des internautes. Son objectif : que les assurés soient mieux protégés et deviennent des consommateurs avertis.

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