Emprunteurs : montant de l’apport en baisse, montant du prêt en hausse

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De 20 % du coût total du projet en 2012, l’apport personnel lors de l’achat de sa résidence principale est passé à 14 % en 2016. Cette statistique de l’Autorité de contrôle prudentiel et de resolution (ACPR) ne signifie pas pour autant que les banques prêtent plus facilement. Autre chiffre intéressant, le montant du prêt a progressé de façon significative en deux ans, de 149 018 € en 2015 à 157 915 € l’an dernier. Hausse du montant et baisse du taux ne sont en réalité que les conséquences de la hausse des prix de l’immobilier.

6 visites en moyenne avant de se décider

Avant de se pencher sur le parcours d’achat des ménages, il est important de souligner que la baisse du taux d’apport personnel est également liée à celle des taux d’intérêts, ce qui attire les nouveaux emprunteurs, ceux que l’on appelle les primo-accédants. Cette clientèle souvent jeune dispose généralement d’un apport personnel plus faible, en moyenne de 13 %.

En parallèle des chiffres publiés par l’APCR, le Crédit Foncier révèle les résultats de son étude sur le parcours type d’un acquéreur de résidence principale. On apprend ainsi qu’après 1 an de recherche, 71 % des personnes interrogées ont acquis leur logement, 21 % sont toujours en phase de recherche et 9 % ont préféré abandonner.
Le délai moyen avant signature est de 4,4 mois en ayant auparavant visité 6 biens. Une indication intéressante de cette étude est l’augmentation du taux de recherche sur Internet avec un pourcentage de 68 %.
Concernant le type de bien immobilier recherché, la maison individuelle représente près des trois quarts des transactions, seuls 28 % s’étant orienté vers un appartement.



L’ancien résiste face au neuf

Neuf ou ancien ? Le marché se répartit de manière quasiment équivalente, 55 % des acheteurs ayant acquis un logement ancien et 45 % neuf.

Mais respecter son budget reste une priorité pour l’immense majorité des acquéreurs, seuls 19% ayant indiqué avoir dépassé le montant prévu initialement (+13%). Négocier les prix a permis à 55 % des acheteurs d’obtenir une réduction d’environ 6%.
La négociation semble donc indispensable pour compenser la hausse des prix qui réduit le pouvoir d’achat immobilier dans certaines grandes villes.

À noter que plus d’un financement sur cinq a été réalisé sans aucun apport personnel. Ce type de prêt « surfinancé » n’est accepté par les banques que lorsque l’emprunteur dispose de revenus confortables ou possède déjà d’autres biens immobiliers qui peuvent servir de garantie.

Olivier c’est un peu le « Monsieur technique » de la rédaction. Tous les objets roulants (les non roulants aussi !) n’ont aucun secret pour lui. Quand il s’agit d’expliquer pourquoi un contrat ou une garantie convient le mieux à tel ou tel véhicule, c’est à lui qu’on fait appel. Il est aussi une référence de la protection de votre habitation.

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