Lors de la présentation de son dossier à la banque, l’emprunteur ne peut pas changer certains aspects tels que sa profession, ses revenus ou son âge. Il y a cependant des critères qu’il peut modifier pour améliorer son dossier aux yeux du banquier et ainsi obtenir un meilleur crédit immobilier. Voici quelques-uns des ces trucs.

Un meilleur crédit immobilier en faisant bonne impression

L’emprunteur peut tout d’abord soigner la gestion de son compte bancaire, regardé de très près par les banques. Pour montrer une bonne gestion, il faut mettre en évidence sa capacité à bien épargner, en faisant des versements mensuels vers son livret A ou autre placement.

Un apport de 20 ou 30 % est aussi très bien vu par la banque, particulièrement s’il est obtenu par l’épargne. Cela peut,de plus, faire jouer le taux de crédit. Si l’apport vient d’une aide extérieure (parents, grands-parents), les banques y portent moins d’importance.

Il existe des aides pour l’accès à la propriété. Pour cela il faut s’adresser à la mairie ou au Conseil Général de la future résidence, ou à l’employeur (prêt action logement).

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Quels éléments permettent de comparer les offres de crédit ?

On vient de le voir, il est possible d’améliorer son dossier d’emprunteur aux yeux des banques sollicitées. Une bonne impression aide en effet à obtenir un meilleur crédit immobilier. Pour être sûr de faire le bon choix, il faut également comparer les offres entre elles, et regarder de près certains éléments.

 

Le TAEG, la valeur de référence pour trouver le meilleur prêt immobilier

Pour aider le consommateur, la loi impose aux banques d’utiliser le taux annuel effectif global (ou TAEG) comme valeur référence. Celle-ci aide à mesurer et à comparer le coût total d’un crédit à la consommation.

Ce taux global inclut tous les frais liés à l’obtention du crédit, de la souscription jusqu’à son remboursement total :

  • Le taux d’intérêt normal du crédit (ou taux nominal) ;
  • Les frais de dossiers (et d’autres frais obligatoires propres à chaque organisme) ;
  • L’assurance-emprunteur.

Le TAEG est donc le meilleur outil de comparaison. Attention cependant, car il ne prend pas en compte d’autres frais liés notamment au remboursement anticipé ou aux pénalités de retard.

Un autre élément reste difficile à évaluer : la souplesse de la banque ! En effet, est-il possible – ou non – de reporter une – ou plusieurs – mensualité(s) ? Est-il possible de moduler temporairement une mensualité ? Etc.

 

Des indicateurs solides à ne pas négliger

Le taux nominal n’indique que le coût des intérêts, et c’est celui sur lequel communique toutes les banques. Il permet ainsi d’évaluer assez précisément vos mensualités, hors assurance bien sûr. Avec la baisse générale des taux, il n’est désormais plus aussi important qu’avant dans le coût de votre crédit.

Le Taux Annuel Effectif de l’Assurance (TAEA) fonctionne sur le même principe que le TAEG, mais il concerne uniquement l’assurance du prêt. Depuis janvier 2015, les offres d’assurance-emprunteur doivent obligatoirement indiquer le coût total de l’assurance sur la durée du prêt et celui périodique en euros (par an et par mois). À bien avoir en tête cependant, l’assurance dépend vraiment de votre choix et de la quotité que vous souhaitez, c’est à dire la part de risque à répartir sur chacun des co-emprunteurs : de 50 à 100 % pour chacun.

N’oubliez pas que vous n’êtes pas tenu de souscrire l’assurance de prêt auprès de l’organisme prêteur. Vous êtes en effet libre de déléguer cette assurance à un spécialiste par exemple dont les tarifs sont généralement plus bas pour des garanties équivalentes.

 

Que se passe-t-il une fois le crédit accepté ?

Vous avez fait tout ce qu’il fallait pour obtenir, de votre banque, le meilleur prêt pour financer votre projet immobilier. Tout n’est cependant pas encore tout à fait terminé. Certaines étapes et certains délais doivent être respectés pour que l’argent arrive bien sur votre compte.

Le délai d’acceptation de l’offre de prêt

Vous avez l’obligation formelle de laisser passer 10 jours complets entre la réception de l’offre de prêt et la signature de ce dernier, le cachet de La Poste faisant foi. Attention, le jour de réception de l’offre ne compte pas dans le calcul du délai. La banque a l’obligation d’annuler toute démarche qui ne respecterait pas ce délai de réflexion, mis en place afin de protéger le consommateur.

Le délai de validité de l’offre de crédit envoyée par la banque

L’offre envoyée par la banque est valable 30 jours à compter du jour de réception du courrier. 30 jours est une durée minimum légale qui peut varier d’un établissement à un autre. Certaines banques décident de la rendre valable sur un délai plus long. Il leur est alors impossible d’en changer les conditions pendant toute la durée du délai autorisé.

Les délais d’annulation du prêt ou de la vente

Vous avez trouvé un meilleur crédit immobilier ? Vous devez donc savoir que vous pouvez revenir sur le contrat initial jusqu’à 4 mois après la signature de l’offre, à condition toutefois que la vente désignée n’ait pas eu lieu.

Par ailleurs, si après la signature de l’offre, aucune vente n’a été conclue, l’offre de prêt sera purement et simplement annulée par la banque. Il vous est cependant possible de négocier une rallonge du délai minimal, au moment de la demande de prêt. Cela peut être utile si vous savez que la vente va se faire sur du très long terme. La vente également pourra être annulée sans risque de pénalité, à condition que la banque ait refusé le prêt immobilier. On appelle cela une condition suspensive. Vérifiez bien à la signature du compromis de vente que cette condition est bien annotée.