Rentrée 2017 : Tout comprendre de l’assurance scolaire

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Souscrire ou non à une assurance scolaire est une question qui va vite se poser aux parents des 13 millions d’élèves qui font leur rentrée cette année. Attirés par des prix bas ou par méconnaissance du sujet, beaucoup se dirigent vers la première proposition venue sans vraiment savoir si leur enfant sera bien couvert et dans quelles limites. En tant qu’expert des produits d’assurance, Hyperassur.com fait le point sur l’assurance scolaire.

Assurance scolaire

Une assurance scolaire : utile dans quelles situation ?

Votre enfant est responsable : une vitre brisée, un camarade blessé ou qui se retrouve avec des lunettes cassées…. ici en principe la responsabilité civile de votre contrat habitation assumera les dommages.

Votre enfant est victime : des lunettes en morceaux après une bagarre, voire un nez cassé… tous les dommages subis par l’enfant ne sont pas couverts s’il n’est pas protégé par une assurance scolaire. En tout logique, les soins médicaux sont pris en charge par la Sécurité sociale et éventuellement la mutuelle des parents, mais le reste à charge non couvert ainsi que les dépassements d’honoraires en cas d’hospitalisation pourront être assumés par le contrat scolaire.

Bien entendu, si c’est un autre enfant qui est responsable des dommages subis par votre progéniture, ce sera vraisemblablement l’assurance de ses parents qui couvrira ces frais. Mais s’il n’y a pas de tiers responsable identifié, par exemples si votre enfant est victime d’un vol ou d’une chute à vélo entre l’école et la maison, dans ces situations l’assurance scolaire se révèle indispensable.
A noter que les contrats scolaires proposent généralement des garanties complémentaires comme un soutien scolaire à domicile en cas d’immobilisation, des indemnisations en cas de vol de cartable ou d’instruments de musique, voire un soutien psychologique après un vol ou un harcèlement.



L’assurance scolaire : entre obligation et choix des parents

Contrairement aux idées reçues, l’assurance scolaire n’est pas obligatoire…pour justement tout ce qui est obligatoire à l’école, c’est à dire l’enseignement et toutes les activités sportives ou culturelles comprises dans le programme.
Rappelez-vous quand même que sans assurance scolaire, l’enfant ne pourra être couvert s’il se retrouve victime. S’il ne prend part à aucune autre activité, nous conseillons quand même une formule de base dite scolaire (protection dans l’enceinte de l’école et pendant les trajets école-domicile). Comptez autour de 10 € à l’année.

En revanche, dès lors que l’enfant déjeune à la cantine, profite de la garderie, participe à des activités périscolaires ou part en classe de neige (autant d’activités facultatives), alors l’assurance scolaire est obligatoire.
Ici, une formule dite extra scolaire se révèle nécessaire car elle garantit une protection dans l’établissement, pendant les trajets mais également dans toutes les activités auxquelles participe l’enfant la semaine, le week-end et pendant les vacances. Elle lui assure donc une protection dans sa vie d’élève mais aussi dans la sphère privée, pendant un stage en entreprise, un séjour linguistique, une colonie de vacances…
Pour une protection complète, comptez en moyenne de 30 à 40 € à l’année. Vous l’aurez compris, compte tenu de l’entendue de sa protection, l’assurance scolaire est un produit assez modeste en matière de tarif. S’en passer serait une « mauvaise » économie.

Assurance scolaire : à qui faire appel ?

Dans les jours qui suivent la rentrée, les élèves se voient souvent remettre par les associations de parents d’élèves des offres d’assurances scolaires. Inutile de se précipiter, elles n’ont aucun caractère obligatoire, vous avez le choix du prestataire.
Assureur spécialisé, assureurs traditionnel ou mutualiste, bancassurance… vous avez le choix également de renforcer votre contrat habitation avec une option scolaire. A ce sujet, attention aux garanties scolaires déjà comprises dans votre assurance habitation car bien souvent elles ne couvrent pas l’enfant dans ses activités en dehors de l’école.
Enfin si la famille est déjà protégée par une garantie des accidents de la vie, alors une assurance scolaire ne sera peut-être pas indispensable et pourrait faire doublon avec ce contrat.
A noter que tout ceci est valable dans les établissement publics mais pas forcément dans l’enseignement privé ou chaque structure est libre de fixer ses propres règles en matière d’assurance et peut vous imposer la souscription d’un contrat scolaire.

Que faire en cas de sinistre ?

Si votre enfant est victime d’un accident, le mieux est d’essayer de rassembler le maximum d’informations sur les circonstances du sinistre et éventuellement les coordonnées d’éventuelles personnes prêtes à témoigner.
Vous avez 5 jours pour faire une déclaration à votre assurance à laquelle il faudra joindre un certificat médical en cas de dommages corporels (conserver ensuite le détail des remboursements de la Sécurité sociale et de la mutuelle), une facture s’il s’agit d’un vol ou une preuve des détérioration pour un dommage matériel.C’est votre assurance ensuite qui prendra en charge les démarches pour obtenir une indemnisation auprès de l’éventuel tiers responsable.

Enfin si le responsable du sinistre est votre enfant, prévenez votre assurance au moins par téléphone et jouez la transparence en fournissant ses coordonnées au tiers victime.

A l’origine journaliste spécialisé auto-moto, Damien évolue depuis 2013 dans l’univers de l’assurance. Une question sur un contrat, sur des garanties ou sur des remboursements… il met son expertise au service des internautes. Son objectif : que les assurés soient mieux protégés et deviennent des consommateurs avertis.

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