Centres dentaires low-cost : mise en garde des dentistes

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D’après le président de l’ONCD, « Ces cliniques low cost ne choisissent que les soins qui sont très rentables, c’est-à-dire l’implantologie et la prothèse et négligent totalement les soins habituels (…) alors qu’elles doivent soigner tout le monde » La profession dentaire met donc en garde les patients contre ces organismes qui abuseraient de leurs clients. Plusieurs plaintes ont été déposées, notamment après des cas d’infections post-opératoires ou des soins inutilement attribués (par exemple la pose d’une couronne sans réel besoin).

D’autant plus que ces centres dentaires ciblent une population plutôt défavorisée, en mettant en avant leurs prix en dessous de celui des centres dentaires classiques. Dominique Goedert, directeur adjoint de Dentexia (un des centres low cost français) expliquent qu’ils peuvent se permettre de tels tarifs grâce à une organisation du travail et un modèle différent des centres dentaires mutualistes et municipaux. « Nos prix sont deux à trois fois moins élevés que ceux des praticiens libéraux », précise-t-il.

Effectivement : des chirurgiens-dentistes ayant travaillé dans ces centres racontent leur expérience. « Ils sont un peu outrés de la façon dont on les fait travailler, car ils doivent suivre les consignes d’un commercial qui leur donne des objectifs quantitatifs » affirme M. Couzinou, président de l’ONCD. Les salariés sont souvent des femmes mères de famille, et sont rémunérés 5000 euros par mois pour 35 heures travaillées sur 4 jours.

Les professionnels de la santé dentaire montrent donc du doigt les pratiques de ces centres low cost, au même titre que celles des autres pays européens, qui proposent des soins moins chers, mais de moins bonne qualité.

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