Lutte contre les déserts médicaux : le Gouvernement annonce sa feuille de route

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« Renforcer l’accès territorial aux soins », tel est le nom donné au plan gouvernemental de lutte contre les déserts médicaux. Présentée vendredi 13 octobre par le Premier ministre Édouard Philippe et la ministre de la Santé Agnès Buzyn, cette feuille de route repose davantage sur l’incitation que sur des mesures coercitives ou des aides financières.

De 1080 pour 100 000 habitants sur Paris, le nombre de médecins libéraux chute à 238 dans le département de l’Ain. La moyenne nationale tourne autour de 300 praticiens pour 100 000 habitants. Ces chiffres permettent en effet de comprendre le terme « déserts médicaux ».

Un autre aspect majeur du problème est la moyenne d’âge des médecins en activité qui est de 51,2 ans, 28 % étant âgés de 60 ans et plus et seulement 20 % de moins de 40 ans.
Si la répartition des médecins est logiquement liée à la densité de population, la qualité de vie joue également un rôle essentiel. Si l’Aquitaine et la région PACA sont ainsi des régions très prisées par les médecins, les contrées plus rurales sont généralement délaissées.

Les maisons de santé : la solution ?

Le plan présenté par le Gouvernement Macron se veut adaptable aux situations de terrain avec des propositions plus que des mesures imposées. À noter que la promesse de campagne visant une remise à plat du numerus clausus ne figure plus dans le projet.
Est par contre bien présente celle prévoyant de doubler d’ici cinq ans le nombre de maisons de santé pluriprofessionnelles. L’investissement nécessaire a été chiffré à 400 millions d’euros répartis sur l’ensemble du quinquennat.

Favoriser le cumul emploi-retraite est au programme du plan de lutte contre la désertification. Alors qu’ils sont actuellement un peu plus de 18 000, le nombre de médecins retraités en activité pourrait atteindre 35 000 à l’horizon 2025. L’assouplissement des conditions financières devrait ainsi de limiter l’absence ou le nombre insuffisant de nouvelles installations.
Par ailleurs, le recours plus fréquent à la télémédecine est appelé à se développer dans les zones en manque de médecins. Des négociations sont programmées pour le premier trimestre 2018 afin de définir les tarifs des consultations et diagnostics à distance.

Enfin, un autre volet du plan entend inciter les jeunes médecins à exercer en cabinet médical parallèlement à l’activité en milieu hospitalier. Dans la même optique, l’extension du contrat de médecin adjoint devrait permettre à des internes de prêter main-forte en période de haute saison aux médecins exerçant dans des zones touristiques.


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