Les produits d’hygiène courants seraient-ils vraiment dangereux ?

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Le 7 juin dernier, l’UFC Que Choisir a publié les résultats d’une enquête portant sur les substances indésirables dans les produits d’hygiène. Le constat est sans appel : près de 1000 produits comporteraient des substances nocives.

 

Dans la liste que publie l’association de défense des consommateurs, les 1000 produits cosmétiques contenant des substances particulièrement nocives pour la santé se retrouveraient dans presque tous les foyers. Il s’agit pour la majorité de produits courants tels que des shampoings, des déodorants ou même des dentifrices que l’on peut trouver dans tous les supermarchés et grandes surfaces. Les produits seraient vendus tant par des grandes marques que des distributeurs.

L’association tient à mettre en garde contre ces produits qui contiendraient des substances hautement allergisantes utilisées comme conservateurs. Mais l’élément qui inquiète le plus reste tout de même les perturbateurs endocriniens, notamment responsables de malformations mais aussi de cancers. L’association recommande donc l’utilisation de produits respectant les normes sanitaires et qui n’incorporent aucune substance dangereuse dans leurs produits.

Plus de 20 produits seraient hors la loi

Si les spécialistes rappellent qu’une utilisation occasionnelle n’est pas forcément dangereuse, c’est sur le long terme que les substances pourraient avoir de nombreux effets sur la santé. Les risques sont plus importants chez les femmes enceintes puisque l’enfant en pleine formation sera également exposé à tous ces éléments. C’est pourquoi l’UFC Que Choisir demande aux pouvoirs publics d’interdire l’utilisation du moindre perturbateur endocrinien dans les produits d’hygiène.

De plus, l’enquête a révélé que 23 produits contiendraient des substances interdites par la loi et l’association demande leur retrait de la vente. C’est le cas par exemple d’un fond de teint contenant de l’isobutylparaben, un perturbateur endocrinien pourtant interdit par l’Union Européenne depuis 2015.
En réponse, la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) a indiqué qu’elle tiendrait compte des informations rapportées par l’UFC Que Choisir et que les contrôles seraient renforcés. Elle rappelle également que les entreprises et les fabricants sont responsables de leurs produits et qu’ils doivent donc se tenir informés des nouvelles normes et interdictions. L’utilisation volontaire de produits interdits peut constituer un délit de tromperie et être sanctionnée par par 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende minimum.

Rapidement après l’annonce le Président de la Fédération Française des Entreprises de la Beauté a appelé les distributeurs à retirer au plus vite ces produits du marché et les fabricants à en modifier leur composition pour pouvoir continuer à les commercialiser.

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