Un nouveau traitement grâce au Dragon du Komodo ?

Depuis longtemps, les scientifiques sont persuadés que les composants biologiques de certains animaux peuvent soigner certains maux humains. La morsure du dragon de Komodo est redoutable. Toutefois son sang renfermerait des propriétés également redoutables. Il pourrait contrer des bactéries très résistantes aux antibiotiques.

Les komodos sont des lézards géants qui vivent en Indonésie. Ils peuvent mesurer jusqu’à 3 mètres et peser 70 kg. De plus leur sang renferme 48 protéines tueuses de bactéries. C’est l’une des raisons qui expliquerait que ces reptiles ne contractent aucune infection. Et ce alors même que leur bouche contient plus de 50 bactéries qui rendent la morsure du dragon de Komodo très dangereuse.

Les komodos sont naturellement immunisés lorsqu’ils s’attaquent entre eux. Les scientifiques se sont donc penchés sur les propriétés de leur sang.

Un éventuel remède contre le staphylocoque doré

C’est sur la base des recherches de scientifiques américains de l’Université de George Mason qu’une étude a été publiée dans le Journal of proteome, le 6 février 2017. En étudiant le sang de ces lézards géants, le sscientifiques ont observé que presque toutes les protéines synthétisées peuvent lutter efficacement contre des microbes super-résistants aux antibiotiques : le staphylocoque doré SARM ainsi que le Pseudomonas aeruginosa.

Précisément, sept protéines sur les huit testées ont réagi de façon spectaculaire contre ces super-bactéries.

Les résultats de cette importante découverte offrent de grands espoirs pour mettre au point un traitement efficace contre ces risques infectieux.