Vaccination : les adjuvants sont-ils nocifs ?

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Alors que le ministère de la santé veut rendre obligatoire 11 vaccins au lieu de 3 dès 2018, c’est désormais les adjuvants qui sont au cœur des discussions. Utilisés spécifiquement dans les vaccins pour stimuler le système immunitaire, les adjuvants aluminiques seraient selon un groupe de militants et de parents responsables du déclenchement de certaines maladies comme l’autisme. Pour la ministre de la santé, Agnès Buzyn, ces craintes sont irrationnelles.
Les sels d’aluminium sont utilisés comme adjuvants depuis les années 1920 dans les principaux vaccins. Leur rôle est de créer une réaction inflammatoire dans le but de stimuler le système immunitaire, ce qui constitue la clé de l’efficacité d’un vaccin. Or, selon un groupe d’élus, de militants et de parents, ces adjuvants aluminiques seraient responsables du déclenchement de maladies comme la myofasciite à macrophages ou encore l’autisme.

C’est la première fois que les adjuvants aluminiques font l’objet d’une polémique depuis leur utilisation. Pour le chercheur à l’hôpital Henri-Mondor Romain Gherardi, ses travaux démontrent que chez certaines personnes génétiquement prédisposées, les sels d’aluminium peuvent être responsables de plusieurs symptômes qui s’apparentent à la maladie de myofasciite à macrophages, avec pour principaux symptômes une extrême fatigue, des troubles cognitifs et des douleurs diffuses. C’est sur la base de ces conclusions que l’association E3M milite pour la création de vaccins sans adjuvants aluminiques.

Des adjuvants utilisés depuis 1920 dans la plupart des vaccins

Pour la ministre de la santé Agnès Buzyn, les craintes soulevées sont infondées et relèvent de l’irrationnel. Elle affirme que les adjuvants qui se trouvent dans les vaccins ne présentent aucune nocivité, et regrette que les craintes soulevées par les collectifs et chercheurs sont source de désinformation des réseaux sociaux.
Selon elle, il n’existe aucun rapport qui démontre clairement la nocivité des sels d’aluminium comme adjuvant. La loi doit être examinée d’ici la fin de l’année, avec à la clé une vaccination obligatoire pour tous les enfants contre 11 maladies (contre 3 actuellement).

Pour le responsable de l’association E3M, de plus en plus de personnes s’inquiètent sur les possibles effets neurotoxiques de l’aluminium, et rappelle que l’association, si elle met en garde contre ces risques, est somme toutes favorable à la vaccination, d’une façon générale. Pourtant, dès l’an prochain, les parents refusant de faire vacciner leur enfant risquent une amende pouvant aller jusqu’à 3750 euros ainsi que six mois de prison.

 

Parce que l’automobile est un produit majeur de l’assurance, il est tout à fait normal de retrouver sur Hyperassur un journaliste spécialisée comme Alexandre. Depuis une quinzaine d’années, il contribue à de nombreux titres auto et hight-tech, et présente même une émission dédiée à l’automobile (Le Garage – OuatchTV).

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