La phytothérapie est très en vogue en ce moment, bien aidée par le mouvement « bio ». Environ un français sur dix s’est essayé à cette médecine douce. Si vous aussi voulez franchir le pas, il convient d’abord de vous poser la question de son remboursement. Entre la Sécurité sociale, les assurances santé et les mutuelles, comment être bien remboursé ?

Tout réside dans le choix d’une bonne assurance santé

Vous devez d’abord savoir que vous ne pourrez compter que sur votre assurance santé pour être remboursé de vos dépenses dans ce domaine. En effet, l’Assurance Maladie considère que la phytothérapie est une médecine non-conventionnelle. En conséquence elle ne prend en charge aucun frais lié à cette discipline.

Votre CPAM ne remboursera donc aucune consultation d’un phytothérapeute, de même qu’elle ne prendra pas en charge les plantes et compléments alimentaires apparentés à la phytothérapie. Ceux-ci sont, par ailleurs, disponibles, la plupart du temps sans ordonnance, dans les pharmacies, voire en grande distribution ou en magasin spécialisé. Les adeptes de cette médecine naturelle et du « bien-être » par les plantes ne peuvent donc espérer un coup de pouce (plus qu’un remboursement) que du côté des assurances santé.

 

Une prise en charge partielle

Bien entendu, les assureurs sont sensibles à la volonté de leurs adhérents de mieux se soigner, ou de se soigner de façon plus naturelle. C’est pourquoi ils proposent, bien souvent dans les contrats haut de gamme, une forme de prise en charge des médecines dites « douces ».

Celle-ci n’est toutefois que partielle puisqu’au mieux, vous pouvez espérer une forfait annuel d’environ 200 €. Certains contrats propose un remboursement forfaitaire d’environ 40 € par séance (pour un nombre limité de consultation par an), ou une prise en charge à 100% de quelques séances dans l’année. Ces exemples sont extraits de contrats présents dans le panel de notre comparateur en ligne, ils peuvent varier selon votre situation et la couverture que vous souhaitez.

 

Le conseil d’expert de Hyperassur

Il vous faudra être attentif aux disciplines incluses dans ces forfaits « médecine douce ». En effet la phytothérapie n’y est pas toujours présente, et brille même le plus souvent par son absence. À l’inverse, l’homéopathie, l’ostéopathie ou encore l’acupuncture sont les pratiques les plus considérées par les complémentaires santé.

 

Remboursement phytothérapie : La solution des médecins-phytothérapeutes

Heureusement, tout n’est pas perdu pour ceux qui apprécient les bienfaits de la phytothérapie sur leur santé. En effet, de nombreux médecins généralistes proposent une spécialisation en phytothérapie. Celle-ci n’est pas reconnue par l’ordre des médecins, mais elle est malgré tout validée par une formation spécifique ouverte à tout le monde.

Ainsi, si vous consultez un médecin généraliste qui a suivi ce cursus de spécialisation, il pourra tenter une approche par les plantes pour soigner votre pathologie. Dans la mesure où cette consultation entre dans le cadre du parcours de soins coordonnée, elle vous sera remboursée à 70% sur la base de 23 €, soit 15,10 € (moins 1 € de participation forfaitaire). Et si vous disposez d’une assurance santé qui prend en charge 100% des soins de ville (service de base de la plupart des assurances santé), vous n’aurez rien à débourser. En effet, en-dehors de la participation forfaitaire de 1 €, le reste à charge – ou ticket modérateur – sera pris en charge par votre complémentaire.

 

Mieux comprendre la phytothérapie

phytotherapie

 

Définition

Traduite du Grec par « soigner par les plantes », la phytothérapie fait appel à un savoir souvent millénaire et largement diffusé par la culture orale. Souvent apparentée à l’herboristerie, la discipline puise les principes actifs dans les végétaux, et non dans les huiles essentielles comme le fait l’aromathérapie. Elle vise, de cette façon, à proposer des solutions thérapeutiques plus naturelles que les médicaments industriels.

La tendance générale de retour au naturel, et parfois de certains remèdes de grand-mère, associée à un rejet grandissant des produits chimiques, favorise le retour en grâce de la phytothérapie. Pour autant, les grands laboratoires pharmaceutiques, poussés par les tendances mais aussi par l’OMS qui s’inquiète des questions environnementales, s’intéressent de près à la médecine par les plantes. Médecins et pouvoirs politiques s’emparent aussi du sujet afin d’imaginer un cadre et pourquoi pas une formation officiellement reconnue.

 

La phytothérapie : pour quels maux ?

En complément de certains traitements ou en remplacement de certaines substances, la phytothérapie peut être une aide à la guérison. Elle peut participer à réduire les effets secondaires et à éviter la surconsommation de médicaments. Elle peut aussi s’avérer très utile pour traiter :

  • Les petits maux du quotidien : baisse de tonus, fatigue, rhume, allergies. Elle renforce les défenses naturelles et offre une barrière naturelle plus solide ;
  • Ceux de l’esprit : stress, anxiété, déprime passagère… car elle favorise la relaxation ;
  • Les troubles du sommeil : endormissement difficile, insomnie ;
  • Les troubles digestifs : diarrhée, constipation, brûlures ;
  • Aussi les maux féminins : règles douloureuses, gène urinaire, jambes lourdes ;
  • Et enfin les douleurs musculaires et articulaires. Ce qui présente aussi l’avantage de limiter la prise d’anti-douleurs ou d’anti-inflammatoires.

Les précautions à prendre

En raison de son manque d’encadrement par la médecine traditionnelle et de sa distribution chaotique (pharmacies, grandes surfaces, enseignes spécialisées), l’automédication est une caractéristique majeure de la phytothérapie. Or, on le sait, ses dangers sont nombreux. Certaines plantes, utilisées en interaction, en surdose ou en complément de certains médicaments, peuvent être de légèrement toxiques à très dangereuses.

C’est pourquoi les mélanges, poudres, tisanes, pommades, gélules, compléments alimentaires et tous les dérivés à base de plantes doivent être achetés en pharmacies. Non seulement vous avez l’assurance d’acheter un produit autorisé et parfaitement aux normes, mais vous profitez aussi du savoir-faire du pharmacien qui jouit d’une formation médicale.

Nous vous invitons aussi vivement à privilégier les consultations chez un médecin généraliste, phytothérapeute ou non, avant d’engager un traitement de phytothérapie. En effet, celui-ci pourrait s’avérer être contre-indiqué pour votre pathologie, ou alors insuffisant si vous souffrez d’un mal plus grave.

Pour en savoir plus sur les effets de la phytothérapie