Les bons conducteurs : sont-ils avantagés par les assurances auto ?

Bon conducteur

L’expérience et la prudence au volant s’acquièrent au fil des années. Un bon conducteur sera récompensé par les assureurs au travers d’un système de bonus. En revanche, les profils de « mauvais » conducteurs sont pour leur part sanctionnés par un malus. Alors comment fonctionne ce dispositif ?


Qu’est-ce qu’un bon conducteur ?

Un bon conducteur est une personne qui a acquis une certaine expérience sur la route, notamment grâce à sa capacité d’adaptation dans plusieurs situations : il a souvent déjà eu l’occasion de conduire sur des routes de montagne, dans des grandes villes, ou même pendant des intempéries. Grâce à cette expérience, le bon conducteur peut mieux anticiper les comportements des autres conducteurs et ainsi éviter les accidents. Il sait également rester calme dans les embouteillages, et il est conscient des nombreux dangers présents sur les trajets qu’il peut emprunter.

Aussi, un bon conducteur connaît généralement bien son véhicule, plus particulièrement de par sa taille, sa tenue de route, sa vitesse et son gabarit. En tant que passager avec un bon conducteur, vous êtes en totale confiance car il adopte une conduite sûre et sereine.

 

Bonus-malus : un système réglementé

Également appelé « coefficient de réduction-majoration » (CRM), le bonus-malus est défini par l’article annexe A121-1 du code des assurances. Mais contrairement au montant de la prime fixé par l’assureur, le fonctionnement du CRM est imposé par une réglementation précise. Ce dispositif s’applique à la prime de base, dès l’entrée en vigueur du contrat d’assurance, que l’on soit ou non jeune conducteur.

Bon à savoir

Pour le bonus, le coefficient de base est de 1. À chaque échéance du contrat, un coefficient de 0.5 est déduit pour donner le montant de la nouvelle prime. Cette réduction est conditionnée par une période de 12 mois sans accident responsable.

 

Exemple avec une prime annuelle de base de 100€ :

  • Application du bonus après la fin de la première année : prime = 100 x 0.95 = 95€
  • Deuxième année : prime = 95 x 0.90 = 85.50€

Le bonus maximal est fixé à 50% et ne s’obtient qu’après 13 ans de « bonne conduite ». Dans l’exemple ci-dessus, l’assuré ne paiera donc que 50€ par an après ces 13 ans.

Concernant le malus, le taux de majoration est de 25% pour chaque accident responsable. Toutefois, il est plafonné à 3,5 fois le coût de la prime. Après 2 années sans accident responsable, le coefficient de malus est effacé et ne peut être supérieur à 1 (prime de base). Un assuré ayant accumulé les accidents responsables et atteint le maximum, sa prime de base de 100€ sera de 350€. Dans bien des cas, les assureurs résilient le contrat avant cette extrémité au motif d’une aggravation du risque.

 

Un bonus à vie pour un bon conducteur, est-ce possible ?

Certaines compagnies d’assurance auto offrent un bonus à vie. Cela signifie qu’un conducteur responsable d’un accident ne devra pas supporter de malus et son bonus restera inchangé. Contrairement au dispositif de bonus-malus, le bonus à vie n’est pas une mesure réglementée par le code des assurances. Un assureur n’est donc pas tenu d’appliquer cette facilité et peut l’accompagner de conditions spécifiques.

Ce bonus à vie ne s’applique qu’aux assurés ayant atteint le bonus maximum de 50%. Ensuite, s’ajoutent généralement 3 années supplémentaires sans accident responsable pour en bénéficier, soit un total de 16 ans.

Bon à savoir

Il faut savoir que cet avantage est uniquement contractuel. Cela signifie qu’en cas de résiliation du contrat, le bonus à vie prend fin. Contrairement au taux de bonus-malus réglementé, il ne figure pas dans le relevé d’informations à fournir lors de la souscription d’un nouveau contrat. En supplément, les éventuels accidents responsables survenus durant la période du bonus à vie sont intégrés dans ce document. D’un bonus à vie, l’assuré peut donc se retrouver avec un malus.

 

Certaines compagnies d’assurance auto procèdent différemment en offrant un sinistre responsable à ses assurés bénéficiant d’un bonus de 50% depuis 3 ans et plus. Mais les assureurs disposent également d’un outil supplémentaire au malus pour les profils à risques. Il s’agit de la majoration de la prime de base dont la notification doit parvenir dans les délais fixés par la loi. L’assuré peut alors accepter la hausse ou résilier le contrat.

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