Chirurgie réparatrice : quels actes pour quelle prise en charge ?

A ne pas confondre avec la chirurgie esthétique, la chirurgie réparatrice est prise en charge par la sécurité sociale. Découvrez le parcours de soins à effectuer pour obtenir un bon niveau de remboursement de chirurgie réparatrice< après votre intervention.

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Très loin de l’aspect parfois sulfureux que peut avoir la chirurgie esthétique. La chirurgie réparatrice est également le domaine des chirurgiens esthétiques. Ici, la « beauté » compte moins que le bien-être. Surtout si cette chirurgie vise à reconstruire physiquement et moralement après un accident. Par exemple une perte de poids conséquente ou bien pour prévenir d’autres pathologies. Explications.

Quelle prise en charge de la part de la Sécurité sociale et des assurances santé ?

Dès lors que l’intervention chirurgicale pratiquée entre dans le cadre de la chirurgie réparatrice. l’Assurance Maladie prend en charge les frais à 100%. Cela concerne opération et anesthésie. La garantie de prise en charge du montant total ne vaut que pour une intervention pratiquée dans un hôpital public.

Chirurgie réparatrice : comment obtenir un remboursement ?

La prise en charge de remboursements complémentaires par une assurance santé pour des opérations de chirurgie réparatrice est assurée si ladite chirurgie entre dans la liste des interventions reconnues par l’Assurance Maladie pour cette catégorie.

La demande d’entente préalable constitue le 1er acte de l’entrée dans le cycle de remboursement, appelé aussi parcours de remboursement. Le chirurgien doit l’adressée au médecin conseil de l’Assurance Maladie. A défaut d’une réponse sous 15 jours, l’accord devient tacite. Il ne pourra être cependant accordé que si l’intervention est pratiquée dans un hôpital public ou dans un établissement conventionné.

Le remboursement complémentaire proposé par l’assurance santé va principalement concerner les dépassements d’honoraires. Concrètement, l’assurance santé demandera à étudier un devis rédigé par le chirurgien qui doit pratiquer l’intervention. Elle pourra ainsi se prononcer sur le remboursement complémentaire qu’elle pourra verser à l’assuré. Il conviendra donc de disposer de la formule d’assurance santé la plus adaptée au niveau de prise en charge.

Quelles sont les interventions dites de chirurgie réparatrice ?

Il convient de bien distinguer chirurgie réparatrice et chirurgie esthétique. La première a vocation à redonner son intégrité au corps. La deuxième intervient pour « embellir » l’apparence physique ou pour des raisons de confort personnel. En conséquence, on se place donc plutôt dans des situations consécutives à un accident, une maladie ou une malformation congénitale. Il est donc nécessaire que l’intervention prévue constitue une réponse à une souffrance occasionnée (physique ou morale). Elle peut également prévenir des conséquences sur la santé.

Des exemples de chirurgie réparatrice

  • La chirurgie de réduction mammaire concernera des femmes pour lesquelles on procédera à une diminution de masse d’au moins 300g par sein et souvent préconisée pour traiter une poitrine douloureuse, occasionnant des douleurs de dos.
  • Dans le registre de l’abdominoplastie – consécutive, par exemple, à un amaigrissement important – l’intervention ne pourra être prise en charge que sous certaines conditions. En particulier, ce sera le cas si le tablier abdominal est suffisamment important pour recouvrir le pubis.
  • Pour la reconstruction mammaire, il va s’agir de restaurer l’intégrité physique de la femme.
  • Pour être considérée comme entrant dans le cadre de la chirurgie réparatrice, une rhinoplastie pourra s’exercer en cas de déviation nasale ou si elle vient traiter une gêne respiratoire.
  • Une opération de la mâchoire sera couverte si l’on a constaté un défaut réel dans la mastication.
  • Si le terme de chirurgie réparatrice s’applique également aux interventions sur les fentes labiales, c’est cette fois pour traiter le handicap « social » que cela pourrait occasionner. La correction des oreilles décollées peut également être prise en charge comme pour gommer un préjudice psychologique important, a fortiori si la personne concernée exerce une activité professionnelle au contact du public.

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