Conduire avec un handicap

Conduire avec un handicap

Avoir un handicap ne vous empêche pas de conduire ! Cependant, pour pouvoir circuler en toute sécurité, certains aménagements du véhicule doivent être faits. Quant au permis de conduire, des démarches sont à réaliser afin de le passer dans les meilleures conditions. HyperAssur fait un tour d’horizon des choses à savoir.


Conduire avec un handicap : les points importants à retenir

  • Chaque handicap nécessite des aménagements spécifiques dans le véhicule. Une partie des travaux peut être prise en charge par des aides financières.
  • Pour passer le permis de conduire, un certificat d’aptitude à la conduite délivré par la préfecture est obligatoire.
  • En cas de handicap survenant après l’obtention du permis, une régularisation est nécessaire. Sans quoi, votre assurance ne vous couvrira plus

Chaque handicap a un impact différent sur votre conduite

Toute personne étant atteinte d’un handicap est libre de conduire un véhicule, sauf avis contraire. En effet, depuis 2005, la législation impose aux conducteurs d’effectuer eux-mêmes les démarches pour obtenir un certificat médical attestant de leur aptitude à conduire.

Cependant, tous les handicaps ne nécessitent pas le même traitement ni les mêmes aménagements :

Handicap physique

Si vous êtes un conducteur doté d’un handicap physique ou d’une mobilité réduite. Vous devez le plus souvent réaliser un aménagement de votre véhicule pour pouvoir conduire. Boîte automatique, conduite en fauteuil, télécommandes… De nombreux ajustements sont possibles. Les agencements se font toujours au cas par cas, selon votre profil et vos attentes.

Handicap visuel

Attention, un seuil d’acuité minimum est nécessaire pour être déclaré apte à la conduite. Vous devez donc effectuer une visite chez l’ophtalmologue afin qu’il valide votre capacité à prendre la route. Avec une acuité visuelle inférieure à 5/10 pour vos deux yeux, il vous sera impossible de conduire. En revanche, en cas de compatibilité avec la conduite, votre véhicule devra être équipé de rétroviseurs bilatéraux.

En cas de port de lunettes ou de lentilles, celles-ci doivent obligatoirement être mentionnées sur le permis de conduire.

Handicap auditif

Un handicap auditif n’a normalement aucune incidence sur votre capacité à conduire. Cependant, lors du passage du permis, les épreuves seront aménagées : présence d’un interprète en langue des signes ou tout autre dispositif permettant de traduire les questions et remarques de l’examinateur.

Handicap mental

Une expertise médicale est nécessaire avant d’être déclaré apte à prendre la route. Celle-ci se fait au cas par cas, et détermine si la personne peut conduire, et dans quelles conditions.

Le passage du permis de conduire ou régularisation en situation de handicap

Si vous êtes atteint d’une déficience qui a un impact sur votre conduite, vous devez vous rendre à la commission médicale de la préfecture de votre département. Elle vous délivrera un certificat d’aptitude à la conduite que vous pourrez présenter à la DDTM (Direction Départementale des Territoires et de la Mer).

Un certificat médical attestant de votre capacité à conduire peut également vous être demandé.

Cette mesure est obligatoire dans deux cas spécifiques :

  • Vous avez une maladie ou un handicap physique et vous désirez passer le permis de conduire.
  • Déjà titulaire du permis, un événement a entravé vos capacités physiques ou mentales. Il est nécessaire de procéder à sa régularisation afin de vous familiariser avec les dispositifs qui sont essentiels à votre bonne conduite.

Handicap et conduite : l’obtention du permis de conduire

Pour pouvoir passer son permis avec un handicap, vous devez trouver un lieu de formation adapté, avec tous les aménagements nécessaires. Des auto-écoles spécialisées existent, mais certains établissements classiques disposent de véhicules aménagés.

Pour pouvoir bénéficier d’équipements ou d’accompagnement spécifiques pendant l’épreuve du permis de conduire :

  • Le candidat doit déposer en amont une requête à la préfecture.
  • Une fois le handicap déclaré en préfecture, le candidat peut se présenter 5 fois au maximum à l’épreuve pratique, pendant une durée de 5 ans.

Handicap : combien de temps peut-on conserver son permis ?

La durée de validité d’un permis de conduire « avec aménagements » dépend de la stabilité du handicap :

  • Si le handicap est stable, le permis sera permanent,
  • Si en revanche le handicap n’est pas stabilisé, une nouvelle visite médicale sera nécessaire à la date d’expiration du permis (entre 6 mois et 5 ans selon les cas). Selon l’avis médical, il sera renouvelé ou annulé.

Régulariser son permis

Si vous possédez un permis de conduire classique, mais qu’un accident amenuise vos capacités physiques, ou que votre handicap s’accentue, vous devez le faire régulariser. Pour cela, vous devez passer devant la commission médicale de votre département qui jugera vos capacités à conduire. Un technicien agréé vérifiera également votre véhicule et ses aménagements pour attester de leurs conformités par rapport à votre handicap.

Sans cette régularisation, votre assurance peut se retourner contre vous ou refuser de vous indemniser en cas d’accident. Il est donc indispensable d’avoir un permis de conduire à jour ainsi qu’une bonne assurance auto handicap.

Aménager son véhicule et financer ces aménagements

Pour rouler en toute sécurité malgré un handicap, il est essentiel de faire quelques aménagements dans son véhicule. Évidemment, chaque handicap nécessite son propre équipement. Il existe autant de configuration que de conducteurs.

Voici quelques exemples d’aménagement de véhicule possibles :

  • Le transfert des commandes de vitesse, accélération et freinage au volant grâce à des manettes disposées sur les côtés,
  • La mise en place d’un système d’embrayage automatique ou d’une boîte de vitesses robotisée,
  • L’abaissement du plancher pour faciliter la conduite en fauteuil roulant,
  • La rehausse des pédales et/ou leur inversion,
  • La mise en place d’un système de conduite exclusivement aux pieds.

Ces aménagements ont un coût, mais peuvent être pris en charge par une aide financière de l’État. D’un montant maximum de 5 000 € sur une période de 5 ans, elle est versée par la Préfecture pour l’aménagement d’un véhicule handicapé. De plus, certaines voitures immatriculées « automoteur spécialisé » sont exonérées de la taxe annuelle sur les véhicules polluants.

 

Handicap et permis de conduire ne sont pas incompatibles ! Quelques aménagements doivent être faits pour rouler en toute tranquillité, mais rien n’est impossible. Cependant, comme pour tout véhicule à moteur, une voiture pour personne en situation de handicap doit être immatriculée. Pour trouver la meilleure offre et les garanties adaptées, comparez les assurances auto handicap avec HyperAssur. Accédez à des dizaines de devis personnalisés en ligne, gratuitement et sans engagement.

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