C’est en raison de la – générale – faiblesse de ses revenus que l’autoentrepreneur bénéficie d’un régime social et fiscal spécifique. Il se nomme : régime du micro social simplifié.

Une majorité d’autoentrepreneurs exerce dans le secteur des services. Toutefois une start-up ne dispose souvent pas de moyens financiers importants. Le statut d’autoentrepreneur permet alors de démarrer une activité à un coût moindre qu’une entreprise traditionnelle. Ce statut convient également à de nombreuses activités de la « nouvelle économie ».

L’autoentrepreneur peut conserver, en parallèle, une activité salariée. Ce cumul est d’autant plus important qu’un autoentrepreneur gagne généralement moins qu’un travailleur indépendant traditionnel. Cet aspect est souligné dans le récent rapport du Haut Conseil pour le financement de la protection sociale (HCFiPS). En effet, le revenu annuel moyen d’un autoentrepreneur est de 5 280 € seulement.

L’entrepreneur décide du rythme auquel il souhaite s’acquitter des cotisations sociales. Il peut les verser de façon mensuelle ou trimestrielle. Celles-ci sont calculées par application d’un taux forfaitaire sur les recettes réellement encaissées. Ainsi, en l’absence de revenus, aucun prélèvement n’est opéré. La couverture prévue par ce régime social est identique à celle des autres travailleurs indépendants.

Fiscalement, l’autoentrepreneur est exonéré du reversement de la TVA. Les factures qu’il émet sont, par conséquent, systématiquement hors taxes. En contrepartie, les charges professionnelles ne sont pas déductibles. Pas plus que la possibilité d’amortir le coût du matériel nécessaire à l’activité.

L’autoentrepreneur peut choisir entre le régime de la microentreprise et celui du prélèvement libératoire. Ce dernier inclut impôt sur le revenu et charges sociales. Il ne s’applique toutefois qu’aux autoentrepreneurs qui ne dépassent pas certains seuils de revenus.